La saga Fifty Shades – Sam TAYLOR-WOOD ; James FOLEY

Revenons sur une saga qui a fait parler d’elle, en bien et en mal, pendant quelques années.

Lorsque je me suis lancée dans la lecture des livres, je l’ai fait parce qu’il s’agissait à la base d’une fanfiction de Twilight. Je ne suis plus une fan de ces films comme je l’étais ado, mais il est vrai que l’histoire d’Edward et Bella m’a permis de découvrir le monde des fandoms et des fanfictions. Aujourd’hui encore, je suis une grande lectrice de ces fictions, principalement sur des séries TV ou le monde magique d’Harry Potter.

En réalité, j’avais lu une partie de cette fanfiction sur Twilight avant sa suppression du site parce qu’elle était adaptée en livre. Bref, ce fut une lecture divertissante, mais sans plus. Je suis heureuse de les avoir lus en anglais car une amie m’a fait lire quelques passages en français, et cette version est affreuse, soit dit en passant. L’histoire est simple, banale, pas toujours crédible mais c’est une distraction qui se laisse apprécier.

Passons donc aux films… La critique sera gĂ©nĂ©ralisĂ©e et pas une critique par film car  je ne ferai que me rĂ©pĂ©ter.

Soyons honnĂŞtes quelques instants. Nous n’allons pas voir ce genre de film au cinĂ©ma pour l’histoire… Nous y allons pour les personnages tels que Christian Grey ou Ansatasia Steele !

Déjà que les deux acteurs ne s’entendent pas, ils vendent beaucoup moins bien cette histoire de romance supposée. Il est clairement un stalker avec des insécurités énormes et elle une femme qui n’a pas de volonté réelle… L’aspect BDSM n’est pas problématique, mais ce n’est même pas un milieu bien mis en avant et décrit (il n’y a qu’à voir le nombre de critiques à ce sujet).

Heureusement, selon les goûts, ils sont agréables à regarder et la musique est quand même géniale. En dehors de ces BO et de la couleur de l’image, il n’y a pas grand-chose à dire.

Bien que dans les opus 2 & 3, l’auteure a clairement essayé de donner un background plus important aux personnages secondaires et principaux afin d’amener des intrigues, des tensions et des relations, mais ce n’est pas assez abouti.

Si je devais sortir un film de la trilogie comme Ă©tant mon « prĂ©fĂ©rĂ© Â», ce serait le deuxième, Fifty Shades Darker. Il y a une histoire secondaire derrière celle de Steele et Grey. J’aimais bien l’idĂ©e de Leila et Jack, ils donnent un lĂ©ger twist Ă  l’histoire, mais ce n’est quand mĂŞme pas un chef d’œuvre. Le problème reste qu’ils ont tellement voulu respecter le livre Ă  100% que chaque obstacle rencontrĂ© est rĂ©solu dans les 10 Ă  15 minutes. Il n’y a pas de temps pour crĂ©er une tension chez les spectateurs.

J’ai surtout beaucoup rit en remplaçant chaque personnage par son alter-égo de la saga de Stephenie Meyer…

Je vais voir ce genre de film parce que ça me distrait et me fait rire, pas pour les talents cinématographiques ou la qualité de film.

Harmonie 🖋️

Rock’n Roll – Guillaume Canet

Très bon film… Jusqu’Ă  ce que ça parte en cacahuètes !

Ce film est un chef d’Ĺ“uvre satirique, c’est incontestable. Guillaume Canet joue de fiction et de rĂ©alitĂ© pour illustrer le show-business et la crise de la quarantaine, et ce, avec brio. Pendant 85% du film, on accompagne Canet dans la rĂ©alisation qu’il vieillit et que ses co-stars le lui font ressentir, malheureusement, il n’est pas prĂŞt Ă  l’accepter.

Humoristique et tendre, on s’attache Ă  lui dans sa dĂ©tresse. Il comprend qu’il a passĂ© un cap et que dans le show-business ça ne pardonne pas toujours. Le tout est Ă©videmment fait avec exagĂ©ration, humour et dĂ©calage. Le couple qu’il forme avec Marion Cotillard est attachant bien qu’on s’en moque un peu (après tout, c’est le but du film).

Les acteurs et chanteurs qui apparaissent dans le film avec des personnalités différentes pour accentuer le refus de vieillir, ajoutent de quoi rire parfaitement. Les références, les répliques, tout est fait pour nous faire rire et nous amuser.

Quand Canet commence Ă  refuser de vieillir et commence Ă  partir en vrille, c’est amusant et ça illustre la fameuse crise de la quarantaine. Ce qui est intĂ©ressant, c’est le contraste de Cotillard qui se complaĂ®t dans la vie qu’ils ont, leurs habitudes, ses rĂ´les particuliers et leur train-train quotidien.

Jusque-là, tout va bien, alors pourquoi ne suis-je pas tant séduite que ça par le film ?

Parce qu’Ă  la fin, Guillaume Canet (en tant que scĂ©nariste et rĂ©alisateur) a complètement disjonctĂ© ! La fin est juste too much, ça part en vrille, et n’a plus aucun sens. Ça va trop loin. Oui, le but Ă©tait de rĂ©aliser un film dĂ©calĂ©, satire du showbiz et du refus de vieillir, mais au final, je me suis dĂ©tachĂ©e du personnage que j’aimais beaucoup et c’est une vĂ©ritable dĂ©ception…

Un autre point nĂ©gatif, mais qui peut plaire Ă  d’autres, c’est l’accent que prend Cotillard dans son rĂ´le d’actrice investie, mais qui devient agaçant au bout de quelques phrases. Certains ont apprĂ©ciĂ©, moi pas. J’admire la performance, mais sans plus.

Bref, un bon film qui finit par me décevoir…

Harmonie 🖋️

Hidden Figures – Theodore Melfi

Bien le bonjour/bonsoir Ă  tout le monde ! J’espère que tout le monde se porte bien et reste en sĂ©curitĂ©.

En fouillant dans mes archives, je retombe sur une Ă©bauche de critique d’un film qui est l’un des meilleurs qui m’ait Ă©tĂ© donnĂ© de voir ces dernières annĂ©es : Hidden Figures – Les Figures de l’Ombre en français !

Lorsque j’ai entendu parler de ce film, je ne connaissais pas du tout l’histoire derrière : les femmes travaillant Ă  la NASA des annĂ©es 60, des femmes de couleurs. De nature curieuse et fĂ©ministe, j’étais ravie d’en apprendre plus sur l’histoire et je voulais absolument voir ce film.

Quelle surprise magnifique !

Au niveau du scĂ©nario, de l’histoire, ce film est super intĂ©ressant pour l’aspect historique amenĂ©, et le mĂ©lange entre le drame et la comĂ©die. Personnellement, pendant deux heures, j’ai surtout ri et sourit face Ă  ces femmes aux faciès et rĂ©pliques excellente. Je retiens notamment cette rĂ©plique criante d’humour et d’une vĂ©ritĂ© qui peut s’avĂ©rer difficile lorsque l’on connait l’histoire de la sĂ©grĂ©gation : « Three Negro women are chasing a white police officer down the highway in 1961. That is a God-ordained miracle.”

Après tout, malgré l’humour omniprésent, l’atmosphère lourde par la présence du racisme reste tout autant présente. À travers des réflexions désobligeantes, des interdictions ou obligations scandaleuses (illégales à notre époque même), ces femmes se forgent une place importante et essentielle dans la course à l’espace qui régnait entre les USA et l’URSS.

D’ailleurs, voir Jim Parsons – notre très adorĂ© Sheldon Cooper – dans un rĂ´le aussi peu apprĂ©ciable (dĂ©testable, nous pouvons le dire) sur le peu de temps que nous le voyons vraiment, surprendront les fans de The Big Bang Theory ! Ce rĂ´le permet de nous montrer l’étendue du talent de cet acteur, qui, je l’espère, refera parler de lui sur grand ou petit Ă©cran !

Ce film dĂ©tenait une surprise de plus pour moi : Monsieur Kevin Costner ! Il fait partie de mon TOP 10 des acteurs depuis des annĂ©es dĂ©jĂ . Cet acteur a un talent monstre, peut tout jouer et je pense n’avoir jamais vu un film avec lui que je n’ai pas aimĂ©. Il est excellent ici aussi. Nous ne savons pas que penser de lui au dĂ©but du film mais au fur et Ă  mesure de l’histoire son personnage se dessine bien plus clairement dans l’esprit du spectateur et ce pour le plaisir de tous !

Un casting incroyable et une rĂ©alisation au top ! Vous voulez voir un film inspirant et distrayant pendant ce confinement ? Vous ne pourrez pas vous tromper avec ce film ! Que du bonheur et une pointe de rappel sur ce que vivent encore certaines nationalitĂ©s aujourd’hui !

Bref, il faut voir ce film à tout prix ! Trois femmes dynamiques qui nous font oublier tous nos tracas dès les cinq premières minutes du film !

Bravo !

Harmonie 🖋️

La La Land – Damien Chazelle

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En ces temps de confinement, je reviens sur des films vus au cinéma ces dernières années. Dans ces films, se trouvent des œuvres qui ont beaucoup fait parler d’eux. Dont celui-ci, qui a remporté six Oscars sur quatorze nominations. Voici donc ce que j’en ai pensé lorsque je l’ai vu en 2017.

J’annonce la couleur : je ne m’attends pas Ă  me faire des amis avec cette critique.

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Je n’ai vraiment pas aimé ce film. Si je devais lui donner une note, je lui attribuerai un 6 sur 10 pour deux raisons : les musiques et chansons sont absolument magnifiques et mémorisables (le meilleur aspect de ce film), et, parce que les décors font partie des plus beaux et incroyables décors de film. J’adorerais visiter le set du film et voir la rue de la Warner Bros.

Encore aujourd’hui, trois ans plus tard, je me souviens de presque toutes les chansons de ce film. La musique et le son sont deux points essentiels à mes yeux pour apprécier un film. La musique amène l’ambiance et donne le ton au film, lorsqu’elle est empathique, comme c’est le cas dans ce film, ce qui semble logique puisqu’il s’agit d’une comédie musicale.

Je suis fan de comédies musicales, c’est pour cette raison que je suis déçue de ne pas avoir apprécié plus ce film.

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Ici, je trouve le film plat ! Il commence très fort par une mise en scène, une chanson et une danse que j’ai vraiment adoré… Excellent dĂ©but qui me met dans l’ambiance du film. Et… PAF… la dĂ©ception pendant une bonne heure du film avant de retrouver un autre aspect qui m’a beaucoup plu : la fin du film.

Le véritable problème que j’ai avec ce film réside en l’histoire en elle-même. Elle n’était pas si bonne ! Il s’agit clairement d’une histoire de rêves brisés, réalisés et incompatibles, ce qui est fascinant et super réaliste. J’aime beaucoup cet aspect réel dans une comédie musicale, la musique amène le rythme et le rêve qui contrebalance la vie menée par les protagonistes. J’ai vraiment aimé la fin de La La Land, inattendue pour une histoire d’amour, et il n’existe pas de meilleures fins que celles qu’on n’attend pas. Mon problème et mon reproche pour ce film est qu’il est ennuyeux Le début et la fin sont géniales, mais l’heure du milieu est longue et ennuyante, il ne s’y passe rien d’excitant. J’en venais à vérifier l’heure pour savoir si la fin approchait pendant le film… Il n’y a pas de rebondissements intéressants, pas d’histoire qu’on veut suivre. On dirait que le but était de placer la musique et tant pis pour l’histoire qui amène cette musique… C’est donc là que repose mon problème pour ce film.

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Bien que j’aime beaucoup Ryan Gosling, et que j’apprĂ©cie Emma Stone (je n’ai pas vu assez de ses films pour me permettre de la juger entièrement), ils n’ont aucune alchimie Ă  mes yeux. Rien avoir avec Nathan Fillion et Stana Katic (Castle), Leo DiCaprio et Kate Winslet (Titanic & Revolutionary Road) ou les autres grands couples de l’industrie… Je n’arrivais absolument pas Ă  croire leur histoire d’amour dans La La Land, je ne voyais aucune Ă©tincelle entre eux pour m’y faire croire. Ils semblent très proches, amis, mĂŞme, mais pas amants… Cependant, les acteurs sont très bons et leur jeu n’est absolument pas en cause ici. Ils jouaient bien, mais ils ne collent pas tous les deux dans une telle histoire.

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Donc, je suis dĂ©solĂ©e de conseiller ce film seulement pour ses musiques et ses dĂ©cors… Le dĂ©roulement de l’histoire en soit n’est pas terrible…

Dites-moi si vous ĂŞtes d’accord/pas d’accord et pourquoi. Ça m’intĂ©resse toujours de pouvoir avoir des avis qui divergent !

Harmonie 🖋️

Sully – Clint Eastwood

Quand Tom rencontre Clint, quel spectacle !

Lorsque ce film est sorti, il est montĂ© dans ma liste de film Ă  voir absolument sur grand Ă©cran. Un ami m’a fait la remarque suivante : « En quoi c’est intĂ©ressant de voir ce film puisqu’on sait dĂ©jĂ  comment ça va terminer? » Je peux rĂ©pondre en quatre mots Ă  cette question : Tom Hanks & Clint Eastwood !

J’ai dĂ©couvert Eastwood en tant qu’acteur, bien sĂ»r je l’adore ! J’ai une prĂ©fĂ©rence quand il est rĂ©alisateur tout de mĂŞme. Pour Hanks, pas de doute, il fera partie d’un futur article sur mon top 10 des meilleurs acteurs Ă  mes yeux. J’ai vu de nombreux films avec cet acteur, et il n’y en a pas un que j’ai moins aimĂ© ou qui ne soit pas un excellent film. Il peut tout jouer et j’adore ça ! Bien sĂ»r, on retrouve Forrest Gump et Cast Away en tĂŞte de liste pour ses rĂ´les les plus cultissimes !

Alors oui, si vous connaissez l’histoire originale derrière ce film, vous savez que Tom Hanks interprète Chesley Sullenberger, un pilote qui a fait amerrir un avion sur l’Hudson, que tout le monde a survĂ©cu et qu’il a gardĂ© son emploi. Comment, dans ce cas, rendre le film intĂ©ressant et intriguant pour le public ? Par un jeu sur la temporalitĂ©, dont je parlerai ci-dessous. Avant ça, parlons d’un aspect du film qui m’a beaucoup plu : le rythme du film.

J’ai adorĂ© ce film grâce Ă  la capacitĂ© d’Eastwood de nous plonger dans un rythme particulier tout au long du film. On passe de scène emplie de tension Ă  des scènes plus lentes et très Ă©motionnelles, incroyablement interprĂ©tĂ©es par Tom Hanks ! Entre les scènes dans le cockpit, espace restreint, oĂą la tension monte, donnant un aspect très claustrophobe Ă  la scène. Nous sommes enfermĂ©s dans cet espace, la tension est Ă  son paroxysme, nous sommes secouĂ©s, en attente de savoir comment les dĂ©cisions ont Ă©tĂ© prises, et puis d’un coup, on passe Ă  l’après… dans des scènes plus ouvertes, plus calme, oĂą l’angoisse n’est plus une question de vie ou de mort, mais de savoir ce que l’avenir rĂ©serve Ă  Sully. L’aspect claustro du film reste prĂ©sent par l’Ă©tat de stress constant de Sully.

Bien sĂ»r, le reste du casting est essentiel Ă  la rĂ©ussite de ce film, mais de mon souvenir, il est vraiment en retrait par rapport Ă  Hanks qui est au centre de toutes les scènes de ce film. Il s’agit de l’histoire de son personnage, de ce qui lui est arrivĂ© Ă  lui et comment il a traversĂ© cette pĂ©riode. Donc, oui, Aaron Eckhart et Laura Linney, interprĂ©tant Jeff Skiles et Lorrie Sullenberger respectivement, apportent un excellent soutien au personnage principal et ne passent pas du tout inaperçus derrière Tom Hanks. Il y a un très bel Ă©quilibre Ă  ce niveau-lĂ , ce qui peut parfois ĂŞtre très dur quand on tourne avec d’aussi grands noms !

Passons maintenant au meilleur point Ă  mes yeux de ce film : l’anachronologie. Cette technique pousse le spectateur Ă  suivre de manière attentive le film pour en comprendre tout le sens ! On a beau savoir comment ça se termine, notre curiositĂ© nous pousse Ă  savoir comment en arriver lĂ . Comme le dit si bien Philippe Pollet-Villard : « Dans un voyage ce n’est pas la destination qui compte mais toujours le chemin parcouru, et les dĂ©tours surtout. » Nous alternons entre trois pĂ©riodes : avant l’amerrissage, pendant l’amerrissage et après. Il faut tout suivre pour en comprendre l’ordre et le mĂ©canisme du jugement de Sully. Il n’y a pas eu de mort, mais un amerrissage avec un sauvetage et la rĂ©cupĂ©ration d’un avion coĂ»tent très cher et le gouvernement aime bien savoir qui est responsable de cette dĂ©pense…

La leçon derrière ce film est d’autant plus intĂ©ressante qu’elle est d’actualitĂ© avec tous ces nouveaux robots… Il y a toujours un facteur X, le facteur humain, nĂ©cessaire Ă  la rĂ©ussite ! De plus, les scènes dans l’avion sont tellement rĂ©aliste, que du haut de nos sièges, divans et autres, on a l’impression d’ĂŞtre dans ce cockpit avec Sully !

J’ai vu ce film au cinĂ©ma il y a dĂ©jĂ  quelques annĂ©es, et donc, je n’ai retenu que le positif de ce film, mais je suis sĂ»re qu’il existe des aspects nĂ©gatifs, n’hĂ©sitez pas Ă  en faire part !

Pendant ce confinement, si vous avez accès à cette plateforme très connue dans le monde, je vous invite à découvrir ce film !

Harmonie 🖋️

Esprits Criminels

Une série incontournable !

Après l’annonce de la fin de la sĂ©rie incontournable qu’est Criminal Minds, je ne pouvais pas me retenir d’écrire quelques mots Ă  son sujet ! J’ai publiĂ© cet article sur le site du Kinovore lorsque j’Ă©tais Ă©tudiante et rĂ©dactrice en chef de cette revue de l’UniversitĂ© Libre de Bruxelles l’an dernier. Cette annĂ©e, j’ai commencĂ© la dernière saison, mais je vous avoue avoir Ă©tĂ© un peu déçue des deux premiers Ă©pisodes et je n’arrive pas Ă  me dire que la sĂ©rie est terminĂ©e et donc je fais durer le suspens pour regarder les derniers Ă©pisodes. Une fois la saison terminĂ©e, je publierai un article consacrer Ă  la fin de cette sĂ©rie emblĂ©matique !

En attendant, je vous invite à découvrir mon avis sur les 14 premières saisons de cette série événement qui rend parano !

Depuis maintenant 14 ans, je suis une avide tĂ©lĂ©spectatrice de la sĂ©rie amĂ©ricaine Criminal Minds (oui, j’avais 10 ans, et ça peut expliquer beaucoup de choses Ă  mon sujet), vĂ©ritable succès de ces dernières annĂ©es dans le milieu des sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es.

Bon, en mĂŞme temps, ils ont le Docteur Reid (Matthew Gray Gubbler), la personnalitĂ© atypique de Penelope Garcia (Kirsten Vangness), la badass Emily Prentiss (Paget Brewster) et la très talentueuse Jenifer Jarreau (Andrea Joy Cook), sans compter les membres de l’équipe qui nous ont quittĂ©, le beau Derek Morgan (Shemar Moore), le tĂ©nĂ©breux Aaron Hotchner (Thomas Gibson) et le torturĂ© Jason Gideon (Mandy Patinkin), et les autres, ou encore ceux qui ont rejoint le casting dernièrement, je pense notamment au Dr Tara Lewis (Aisha Tyler). Tout ce joli petit monde de personnalitĂ©s diffĂ©rentes et complĂ©mentaires promettait dĂ©jĂ  un beau petit cocktail.

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Ajoutez Ă  ça les intrigues criminelles qui escaladent en puissance au fil des saisons et les petits moments de vie privĂ©e des personnages, qui n’empiètent pas sur le temps des enquĂŞtes : le cocktail est parfait. Bien sĂ»r, qui dit enquĂŞtes criminelles poussĂ©es, dit paranoĂŻa pour les plus assidus. En effet, Ă  travers les enquĂŞtes, lorsqu’on peut voir la « normalitĂ© Â» des assassins et autres monstres auteurs des crimes Ă  l’écran, on en vient Ă  soupçonner nos voisins… C’est vĂ©ridique ! Une connaissance a dĂ©cidĂ© de ne plus regarder la sĂ©rie car elle commençait Ă  imaginer les gens de son entourage ĂŞtre de pareils criminels !

Moi-même, je réalise que mon comportement a changé depuis les années que je regarde cette série. Criminal Minds m’a rendue paranoïaque à un certain niveau. J’observe beaucoup les gens et m’inquiète face à des comportements que je trouve suspects… Je ne veux plus m’assoir en tournant le dos à la porte de la pièce (imaginez mon horreur lorsqu’il y a plus d’une porte d’entrée dans la pièce !), et tout un tas d’autres petites choses. Je n’en suis, heureusement, pas au point de soupçonner mon entourage ou de considérer les gens avec qui je suis en contact comme de potentiels criminels, mais cette série aura eu un certain effet sur moi.

Le plus gros reproche que nous pouvons faire à cette série est son patriotisme américain extrême. Aaron Hotchner a tout du parfait américain servant son pays, avec une moralité incorruptible et infaillible, ce qui est assez ironique lorsque l’on connait les raisons de départ de son interprète (licencié après avoir eu une altercation violente avec une personne sur le tournage). Les enquêtes ont parfois tendances à trop mettre en avant ce patriotisme américain, mais ça n’enlève rien à notre plaisir de regarder les enquêtes se succéder.

Heureusement, certains personnages amènent un côté plus nuancé à la série, notamment Emily Prentiss et plus tard, Spencer Reid (mon chouchou soit dit en passant, mais qui n’aimerait pas ce génie ?). Tous deux comprennent mieux les zones de gris de la vie…

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Le point le plus fort de cette série, à mes yeux, réside dans son genre : thriller dramatique ! Les enquêtes sont primordiales à la série. Bien que plusieurs épisodes concernent les personnages, la plupart mettent en avant l’enquête, le profilage des criminels et pas les relations interpersonnelles des personnages. Contrairement à d’autres séries où l’enquête est presque secondaire, ce n’est pas le cas ici. C’est un véritable atout selon moi de rester dans ce genre et d’éparpiller quelques épisodes où l’enquête passe plus au second plan par rapport à des évènements privés pour les personnages. Je pense particulièrement à l’épisode 2 de la saison 7, où l’enquête est en retrait et au service de l’intrigue entre JJ et Reid qui semble être très en colère contre celle-ci.

Un dernier point à aborder qui m’a vraiment plu dans cette série et m’a poussée à réfléchir plus loin que les faits, c’est l’empathie que l’on peut ressentir envers un criminel. Cette série ne portraitise pas simplement des criminels psychopathes ou sociopathes, déjantés, qui tuent pour le plaisir pur et que l’on ne peut que haïr. Tout le contraire en fait ! Plus souvent, nous sommes face à des criminels pour qui nous pouvons ressentir une forme d’empathie et de compréhension. Bien que les crimes soient affreux, on peut parfois penser que l’auteur des faits est aussi une victime. Cette empathie nous pousse à apercevoir que le monde n’est pas noir ou blanc mais très nuancé. Un des épisodes les plus marquants dans ce sens est le 12ème épisode de la saison 5. On y découvre qu’une jeune femme est responsable de meurtres, sans désir de tuer, suite aux abus sexuels perpétrés par son père, psychiatre, qui lui a ensuite fait subir des électrochocs pour la faire taire… Comment se situer dans ce cas-ci ? Comment punir ? Qui est le vrai responsable ? Cette tension, cette ambivalence est une des raisons pour laquelle je ne me fatigue jamais devant cette série.

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C’est pour cela que j’avoue ĂŞtre en « deuil Â» face Ă  la fin imminente de la sĂ©rie. Savoir que je n’aurais plus ces enquĂŞtes Ă  dĂ©couvrir, que je n’aurais plus l’incroyable Spence Reid (qui est l’un des meilleurs personnages de sĂ©rie Ă  mes yeux et dont le talent d’acteur est indĂ©niable) ou encore que je ne verrai plus JJ, Garcia et Emily interagir, c’est difficile ! A chaque fois qu’une sĂ©rie s’achève, il me faut un certain temps pour digĂ©rer l’information. Alors après 16 ans de fidĂ©litĂ© (lorsque la sĂ©rie sera officiellement terminĂ©e), je ne peux imaginer le temps qu’il faudra pour m’en remettre (oui, je suis dingue, complètement accro, mais je l’assume alors voilĂ  !). Dans ce cas-ci, le pire est que je n’ai pas vu venir la fin et que je n’ai aucune idĂ©e de ce qu’il nous attend dans les dix derniers Ă©pisodes Ă  venir (surtout au vu de la fin de la saison 15 que vous allez dĂ©couvrir actuellement Ă  la tĂ©lĂ©), et que j’angoisse Ă©normĂ©ment Ă  l’idĂ©e des drames qui nous attendent dans cette dernière ligne droite…

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Et vous, que pensez-vous de cette série ?

Harmonie 🖋️

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Don’t Breathe – La maison des tĂ©nèbres – Fede Alvarez

Mais quel DESASTRE !

Bon, soyons sĂ©rieux… Ce film est l’un des pires, si ce n’est le pire, film que j’aie eu la malheureuse opportunitĂ© de voir… Je suis allĂ©e le voir au cinĂ©ma il y a quelques annĂ©es, persuadĂ©e par un ami (dont on ne peut pas prononcer le nom). Plus jamais !

Je ne suis pas fan de films d’horreur Ă  la base, trouvant qu’ils sont gĂ©nĂ©ralement excessifs, risibles par leur manque de crĂ©dibilitĂ© dans la crĂ©ation de leur univers. Je suis plus adepte de thriller, des films qui crĂ©ent un univers propre et qui m’angoisseront bien plus que n’importe quel film d’horreur que j’ai vu. Celui-ci, Ă  la lecture du synopsis m’a semblĂ© potable. J’y suis donc allĂ©e en me disant que je passerais une soirĂ©e sans prise de tĂŞte, avec un film tout au plus distrayant. Quel regret !

C’était tellement mauvais. Il n’y avait rien d’intéressant dans ce film. Je n’y ai pas retrouvé les codes de l’horreur, bien que mes souvenirs soient vagues, le film n’ayant laissé pour seule trace que cette déception dans ma mémoire. Les dialogues ne sont vraiment pas géniaux et je ne vois pas le but de cette histoire, il n’y en a aucun !

Si quelqu’un est d’un autre avis, je serais ravie d’en discuter car, j’espère qu’un aspect positif soit ressorti de ce film, que je n’aurais peut-ĂŞtre pas remarquĂ©. Chaque film a un but, chaque personnage principal Ă  un but, mĂŞme si celui peut varier en cours d’histoire, mais ici, je n’ai pas vu d’évolution chez les personnages, de rĂ©flexion, ou autre !

Les acteurs sont passables, mais l’histoire ne nous permet pas de voir l’étendue d’un potentiel talent. Aucun ne m’a marqué assez que je me rappelle son nom en tout cas.

J’ai apprécié l’atmosphère un peu sombre du film, c’était un de ses bons aspects. La rue déserte et son air complètement abandonné, comme si aucune vie ne pouvait se dérouler là-bas était plutôt pas mal, mais rien d’autre ne m’a vraiment marqué.

Le seul moment que j’ai bien en tĂŞte, pour dire la vĂ©ritĂ©, est la scène oĂą l’homme aveugle tente d’insĂ©miner la jeune adolescente. Cette scène avec une des rĂ©pliques les plus stupides et risibles de l’histoire de cinĂ©ma m’a tellement fait exploser de rire que je ne sais plus comment la jeune fille s’en est sortie, car je n’ai pas suivi !

Il s’agit donc d’un film qui serait sur ma liste des pires films jamais vus. Je ne saurais plus élaborer sur le sujet après les mois passés depuis que je l’ai vu sur grand écran.

Harmonie 🖋️

The Gentlemen – Guy Richie

La criminalité… So British!

Quel retour en force de la part du très bon Guy Richie !

Le casting est l’élément le plus attrayant de ce nouveau film de gangster. Une fois de plus, j’avais évité de regarder le trailer et les bandes-annonces afin de découvrir le film sur grand écran. L’affiche avec ces noms avaient suffi à me convaincre que je devais voir ce film.

En effet, j’ai découvert Matthew McConaughey très jeune dans A Time to Kill (Le droit de tuer), en avocat convaincu se battant pour un homme noir dans le Texas encore très raciste. Je l’ai de suite adoré et les autres films dans lesquels il a joué ne m’ont pas fait changer d’avis.

Pour Charlie Hunnam, après The Green Line (Hooligans), je l’ai particulièrement apprécié dans Sons Of Anarchy. Il mérite amplement de voir sa carrière évoluer.

Hugh Grant a toujours Ă©tĂ© l’un de mes british prĂ©fĂ©rĂ©s, et Colin Farrel est un atout quoi qu’il arrive !

Avec ce casting de dingue, je pars apprĂ©hensive au cinĂ©ma, dans l’attente d’en prendre plein la vue, dans l’inquiĂ©tude d’être déçue… Que du contraire ! Je n’ai pas vu le temps passer et ai pris un malin plaisir durant le film !

Depuis janvier 2020, c’est le film, vu au cinéma, qui m’a le plus plu. Voici quelques raisons…

Nous avons dĂ©jĂ  parlĂ© du casting, donc je ne vais pas Ă©piloguer beaucoup plus. Chaque acteur interprète son rĂ´le Ă  merveille et amène sa personnalitĂ© dans le film. McConaughey est incroyable et peut absolument tout jouer, mĂŞme le gangster le plus stylĂ© de l’Angleterre. Hunnam en gangster maniaque et toujours en contrĂ´le, dans son costard trois pièces tirĂ© Ă  quatre Ă©pingles est hilarant et porte le film. Grant dans ce rĂ´le de Private Eye aux rĂ©pliques et Ă  l’imagination dĂ©bordante amène tellement de lĂ©gèretĂ©, mĂŞme en nous racontant toute l’histoire, que je ne vois personne d’autre dans ce rĂ´le. Michelle Dockery en femme fatale Ă  l’élĂ©gance aussi provocante que criminelle, donne au film sa femme forte et indĂ©pendante, nĂ©cessaire Ă  l’heure d’aujourd’hui ! (Je reviendrais sur ce personnage plus tard car il est essentiel).

Le film Ă  peine commencĂ©, j’ai compris que je l’aimerais ! Guy Ritchie nous offre un bon vieux gĂ©nĂ©rique d’introduction du film après une scène qui ne sert qu’à attiser la curiositĂ© du spectateur. GĂ©nĂ©rique très moderne, avec un cĂ´tĂ© film noir et mystĂ©rieux. Sa musique et ses effets impressionnent m’ont fait me sentir nostalgique. Que du bonheur !

Vous l’aurez compris dans mes critiques de Birds of Prey et Little Women, j’aime beaucoup quand on joue sur la temporalité dans un film. Le spectateur est sur ses gardes car il ne sait pas ce qu’il va se passer, ou ce qu’il vient de se passer, comment la situation a escaladé, comment elle va se résoudre, etc. Guy Ritchie nous offre un scénario excellent. Je ne peux que rêver écrire aussi bien que lui dans l’avenir. Le film est raconté par un protagoniste qui n’est dans presqu’aucune des scènes qu’il raconte. Il s’agit de son scénario possible. Nous découvrons donc cette histoire pendant qu’il la raconte. De temps en temps, il s’emballe et on doit rembobiner la scène pour la revoir telle qu’elle s’est passée. J’aime ce genre de technique qui montre le talent des monteurs/euses, des acteurs/trices, du scénariste et du réalisateur. De plus, le spectateur est encore plus incertain de ce qu’il voit, il peut être surpris à tout moment par des changements.

Un autre point excellent du scĂ©nario n’est autre que l’écriture des dialogues ! Mon Dieu, certains de ces dialogues sont simplement Ă©piques ! Les rĂ©pliques absurdes dans des moments de tension, la politesse anglaise au cĹ“ur de la violence extrĂŞme, l’humour complètement dĂ©calĂ© de certaines rĂ©parties resteront des classiques je pense ! Je salue vraiment ce travail sur la langue, les jeux de mots, les situations. Chapeau monsieur Ritchie !

Comme je l’ai dit plus haut, il y a un personnage fĂ©minin important dans l’histoire. Clairement, on peut parler d’un manque de reprĂ©sentation fĂ©minine, d’une certaine manière, mais ce n’est honnĂŞtement pas un grand problème parce que le personnage de Rose dans l’histoire est complètement rĂ©ussi ! Nous sommes dans un film de gangster, ce qui nous pousse Ă  craindre la reprĂ©sentation machiste de la femme, soumise au milieu criminel, aux hommes qui l’entourent… Ce n’est pas le cas. Nous avons affaire Ă  un  vĂ©ritable partenariat du crime entre mari et femme. Quel que soit ses dĂ©cisions Ă  prendre, ses doutes et ses questionnements internes, Mickey (McConaughey) en fait toujours part Ă  sa femme et lui demande son avis. Il l’écoute et ne prendra aucune dĂ©cision dĂ©finitive sans sa participation. Elle a ses propres affaires sur le cĂ´tĂ©, son mari n’y prend pas activement part non plus. Ce partenariat permet de changer des histoires des gangsters oĂą les femmes sont, soit objets, soit exagĂ©rĂ©es et irrĂ©alistes. J’ai vraiment aimĂ© cet aspect de l’histoire.

Un dernier point dont il faut faire part : la bande-son ! Les musiques et les accompagnements sonores tombent dans le mil tout au long du film. Je dis souvent Ă  mes Ă©lèves que la musique dans un film est l’une des trois choses les plus importantes dans le cinĂ©ma. Un très bon film peut ĂŞtre diminuĂ© par une OST (Original Soundtrack) qui ne vaut rien, et vice versa.

J’ai vraiment eu un coup de cĹ“ur pour ce film ! J’espère que malgrĂ© la situation pandĂ©mique mondiale actuelle vous permettra d’y avoir accès rapidement !

Pour découvrir le Trailer : https://www.youtube.com/watch?v=KlXsguV9g0E

Harmonie đź–‹ď¸Ź

Little Women

4 SĹ“urs, 3 Villes, 2 Époques, 1 Histoire…

Si Meryl Streep est dans un film, ce film m’intĂ©resse, je veux le voir…

Si Emma Watson, hĂ©roĂŻne de mon enfance, est dans un film, je n’ai qu’une idĂ©e en tĂŞte : voir ce film.

Un nouveau film rĂ©alisĂ© par une femme est annoncĂ© au cinĂ©ma, je suis intriguĂ©e… Il s’agit de la septième adaptation de Little Women (Les quatre filles du Dr March), histoire que j’aime beaucoup, on m’annonce Meryl Streep et Emma Watson Ă  l’affiche, c’est une certitude, je vais voir ce film.

MalgrĂ© quelques petits dĂ©fauts, ce film m’aura Ă©normĂ©ment plu, Ă  l’arrivĂ©e.

Greta Gerwig – La rĂ©alisatrice

Entre une actrice principale qui porte le film sur ses Ă©paules, un jeu sur la temporalitĂ©, une qualitĂ© d’image Ă  l’âme nostalgique agrĂ©able et des costumes et musiques d’Ă©poque, le film de Greta Gerwig s’avère ĂŞtre une rĂ©ussite.

Les tĂŞtes d’affiche du film, un melting pot de talent, consistent l’un de ses points forts indĂ©niables. J’avoue cependant ĂŞtre déçue du manque de prĂ©sence de Meryl Streep et Emma Watson Ă  l’Ă©cran. Bien que l’on nous raconte l’histoire des quatre filles du docteur, seules deux sont vraiment au cĹ“ur de l’histoire : Josephine (Jo) et Amy.

Ronan et Pugh sont absolument formidables, sans aucun doute. Saoirse trouve sa place de rebelle Ă  l’âme d’artiste et l’esprit libre. Florence, quant Ă  elle, est mon coup de coeur dans Little Women ! Son personnage Ă©volue sur les deux temporalitĂ©s et campe le point le plus positif du film. Sa voix, sa gestuelle, sa personnalitĂ© donnent vie au personnage d’Amy et la performance de l’actrice est simplement gĂ©niale.

Je regrette que l’histoire ne pousse pas plus loin et ne creuse plus les rĂ´les de Marmee (Laura Dern), Meg (Emma Watson), Beth (Eliza Scanlen) ou encore de la tante March (Meryl Streep). Ces actrices sont très talentueuses, Meryl est une Ă©toile dont personne n’arrive Ă  la cheville Ă  l’heure actuelle, et aucune d’elles n’a l’opportunitĂ© de briller et montrer son talent. Malheureusement, nous aurions dĂ» avoir un film de 4 Ă  5 heures si on devait dĂ©couvrir l’histoire de chaque femme de la famille March.

Emma Watson n’a pas l’air entièrement Ă  l’aise avec ce rĂ´le, ou, nous n’avons pas eu l’opportunitĂ© de voir son rĂ´le ĂŞtre dĂ©veloppĂ© Ă  l’Ă©cran, ce qui cause une forme d’incomprĂ©hension pour certaines scènes. En tant que grande fan, je reste sur ma faim par rapport Ă  sa place dans le film car nous ne la dĂ©couvrons pas assez, que nous ne profitons pas de son talent et de ce qu’elle aurait pu apporter au film.

Je ne connais pas bien Eliza Scanlen, mais j’ai trouvĂ© ses scènes très justes dans le film et aurais beaucoup aimĂ© apprendre Ă  la connaĂ®tre un peu plus, et dĂ©couvrir son talent un peu mieux…

Laura Dern est une actrice que j’apprĂ©cie et le rĂ´le de Marmee, mère aimante, femme forte aux idĂ©es bien trempĂ©es et au dĂ©sir d’Ă©lever des femmes fortes qui savent ce qu’elles veulent et travaillent pour l’obtenir, est un personnage très intĂ©ressant qui manque de dĂ©veloppement Ă©galement.

Les acteurs mĂ©ritent aussi d’ĂŞtre saluĂ©s. TimothĂ©e Chalamet (Laurie), James Norton (John), Chris Cooper (Mr. Lawrence) et Louis Garrel (Friedrich) interprètent leur rĂ´le de manière assez juste. Garrel est un très bon acteur, sans doute, mais son personnage arrive un peu comme un cheveu dans la soupe, on ne sait pas qui il est vraiment, d’oĂą il vient, etc. L’histoire de son personnage n’est pas assez dĂ©veloppĂ©, tout comme sa relation avec Jo qui n’est absolument pas construite Ă  travers le film.

Chris Cooper n’a plus rien Ă  prouver Ă  personne ! Il est douĂ©, calme, telle une force tranquille. Son rĂ´le est très peu dĂ©veloppĂ© mais bien situĂ© dans l’histoire, facilitant l’attachement du spectateur Ă  son Ă©gard. J’aurais aimĂ© que sa relation avec Beth soit un peu plus dĂ©veloppĂ©e afin de montrer le talent des deux acteurs et de comprendre leur personnage encore mieux.

TimothĂ©e Chalamet est celui que l’on dĂ©couvre le plus par sa prĂ©sence centrale dans une des histoires du film. Quelle que soit la temporalitĂ©, Laurie est un personnage principal et l’acteur est attachant, Ă©mouvant et tellement douĂ© que le spectateur ne peut que l’aimer.

James Norton est peu Ă  l’Ă©cran, mais son personnage est charmant et tellement humble que j’aurais aimĂ© en apprendre plus sur lui, qui il est, d’oĂą il vient et comment il a atterri lĂ …

L’histoire se passe en deux temps : durant la Guerre de SĂ©cession et 7 ans plus tard. J’aime beaucoup ce genre d’histoire oĂą, par des flashbacks, nous comprenons comment nous sommes arrivĂ©s dans la situation prĂ©sente, et que l’on dĂ©couvre, en mĂŞme temps, comment l’histoire se dĂ©roule pour dĂ©couvrir oĂą nous allons arriver.

Ici, la qualitĂ© de l’image et les couleurs servent d’indicateurs temporels. La qualitĂ© pellicule aux couleurs sombres nous place Ă  l’instant prĂ©sent, les couleurs vives nous ramènent 7 ans plus tĂ´t, lorsque la dure rĂ©alitĂ© de la vie adulte n’est pas encore concrète. Les deux temporalitĂ©s racontent ce passage de l’enfance Ă  l’âge adulte, qui, Ă  l’Ă©poque, est marquĂ©e par le mariage, pour les femmes.

La question du mariage est Ă©galement se trouve, Ă©galement, au centre du film puisque les filles ont toutes une vision diffĂ©rente sur le sujet, de la vieille fille Ă  la rĂŞveuse d’une vie de famille, en passant par la pragmatique qui comprend les enjeux Ă©conomiques d’un mariage. Ce questionnement, très moderne quand je pense Ă  mes propres conversations entre filles, est au cĹ“ur de l’histoire.

Un autre point transversal de l’historie est la place de l’art dans la vie des sĹ“urs March. Une sĹ“ur aime jouer la comĂ©die, une autre qui rĂŞve d’Ă©crire, la troisième qui cherche la reconnaissance par la peinture et la dernière qui se complaĂ®t dans la musique. J’ai adorĂ© que l’Ă©mancipation de ces femmes passent par l’art, les idĂ©es, mais que la rĂ©alitĂ© est toute autre. Bien qu’elles rĂŞvent d’ĂŞtre artistes, elles ont un plafond de verre au-dessus de la tĂŞte, les hommes cadenassent toujours l’accès au succès !

Les dialogues autour de ces sujets et de la place de la femme dans ces milieux sont assez fascinants et certains me resteront en tête pour de nombreuses années !

Je fais Ă©galement un apartĂ© pour aborder un choix de rĂ©alisation que j’ai particulièrement apprĂ©ciĂ© : l’Ă©criture de lettre. Gerwig dĂ©cide de montrer l’acteur/trice commençant l’Ă©criture Ă  la main, puis on le/la voit en face-camĂ©ra dictant la lettre (le quatrième mur, rappelez Birds of prey). Je trouve que cette façon de faire implique encore plus le spectateur dans l’histoire. Il devient le personnage Ă  qui s’adresse la lettre. J’adore ce mĂ©canisme !

En bref, malgré des personnages trop en retrait, pas assez développés, un personnage sorti de nul part, Greta Gerwig arrive à rendre une histoire universelle, connue, reconnue, adaptée et réadaptée, intéressante et très agréable à (re)découvrir au cinéma. Well done !

Harmonie 🖋️

Jojo Rabbit

Quand couleur, beautĂ©, magie et enfance s’invitent dans l’Allemagne de 1944…

Quel rafraîchissement de rentrer dans la salle de cinéma et de ne pas voir le temps passer, trop absorbée par un récit aussi beau que drôle et dramatique.

Jojo Rabbit nous offre une histoire dĂ©calĂ©e et dramatique, Ă  travers les yeux d’un enfant de 10 ans adulant nul autre qu’Adolf Hitler. Point de dĂ©part interpellant, le rĂ©sultat final est percutant… Ă©mouvant !

Thomasin McKenzie (Elsa) & Roman Griffin Davis (Jojo)

A travers des plans semblables Ă  des peintures, des images mĂ©taphoriques et des couleurs vives, le rĂ©alisateur, Taika Waititi, nous plonge dans une esthĂ©tique très poĂ©tique, en contradiction ou total adĂ©quation avec ce qu’il se passe et les propos tenus Ă  l’Ă©cran.

Je pense notamment Ă  une scène oĂą le spectateur est mis dans une position de voyeur et que plusieurs plans de maisons s’enchaĂ®nent. Rien de particulier, me direz-vous ! Si ce n’est pour la structure des maisons qui semblent avoir des yeux et observer la scène Ă©galement. Cette manière de faire vient accentuer la sensation de voyeurisme du film, mais permet aussi de rappeler qu’il s’agit d’une Ă©poque d’insĂ©curitĂ© et de manque de confiance envers nos voisins, de peur d’ĂŞtre espionnĂ© et dĂ©noncĂ© Ă  la Gestapo.

Scène de Jojo Rabbit

Les couleurs vives donnent ce cĂ´tĂ© enfantin au film. Les plans de la nature rappellent des peintures, avec un ciel bleu Ă©clatant, un champ vert Ă©blouissant, presque irrĂ©el, ce qui donne ce cĂ´tĂ© nostalgique, magique, de l’enfance.

Ce film, par son esthĂ©tique visuelle et son histoire, m’a rappelĂ© deux autres films incontournables : Toto Le HĂ©ros de Jaco Van Dormael (esthĂ©tique) et La Vita è Bella de Roberto Benigni (cĂ´tĂ© absurde de l’humour dans une situation dramatique).

Scarlett Johansson AKA Rosie Betzler

Je suis allĂ©e voir ce film sans avoir regardĂ© de bande-annonce au prĂ©alable, sans vraiment connaĂ®tre l’histoire, afin de le dĂ©couvrir sans aucune idĂ©e prĂ©conçue. Je n’Ă©tais donc pas au courant de la prĂ©sence de Scarlett Johansson dans le film. J’adore cette actrice et donc, bien que sa première apparition soit un peu floue, je l’ai reconnue tout de suite, pensant que j’avais fait le bon choix de film Ă  voir.

Elle prouve, une fois de plus, sa qualitĂ© d’actrice dans ce rĂ´le de mère seule (son mari Ă©tant au front) Ă©levant un fils idĂ©alisant la doctrine nazie, alors qu’elle pense l’opposĂ©. MalgrĂ© ses propres convictions, son dĂ©sir de venir en aide aux oppressĂ©s, elle laisse le temps Ă  son fils de comprendre par lui-mĂŞme la rĂ©alitĂ© de la guerre. Elle ne l’empĂŞche pas de faire partie de la jeunesse hitlĂ©rienne, d’avoir un discours antisĂ©mite, mais par son comportement et ses propos, Rosie essaye de convaincre son fils de ne pas grandir trop vite. Ils dĂ©battent, se disputent et Johansson interprète ce rĂ´le Ă  merveille. Elle joue d’intonations et de ses expressions faciales, de ses mouvements, et le duo avec Roman Griffin Davis fonctionne parfaitement !

Roman Griffin Davis AKA Jojo Betzler

En parlant de Roman G. Davis, c’est une vĂ©ritable dĂ©couverte ! Il offre une sacrĂ©e performance dès les premières secondes du film. Si jeune, ce garçon fait preuve d’une maturitĂ© artistique incroyable et promet dĂ©jĂ  un bon avenir dans l’industrie. Il met tout son cĹ“ur Ă  la tâche, incarnant ce petit nazi avec une dĂ©termination inĂ©branlable. Davis s’investit de tout son ĂŞtre ; sa gestuelle, ses expressions faciales suffisent Ă  nous faire comprendre ses intentions et Ă©motions. Nul besoin de paroles pour comprendre et faire preuve d’empathie envers ce personnage.

Taika Waititi AKA Adolf Hitler – Egalement rĂ©alisateur

Un autre acteur excellent rĂ©alise Jojo Rabbit : Taika Waititi. PrĂ©cĂ©demment, je n’avais vu qu’un seul de ses films : Thor Ragnarok, qui, au niveau de la rĂ©alisation, reste le meilleur des trois Thor, Ă  mes yeux. Pour Jojo Rabbit, sa mise en scène est ingĂ©nieuse et très artistique, comme je l’ai dit ci-dessus. Je me rĂ©jouis de dĂ©couvrir ses prochaines Ĺ“uvres car son Ĺ“il de rĂ©alisateur me plaĂ®t Ă©normĂ©ment.

Ici, je souhaite parler de son interprĂ©tation très juste et dĂ©jantĂ©e d’Hitler, ami imaginaire d’un garçon de 10 ans. DrĂ´le, son comportement rappelle celui d’un enfant, ce qui est logique puisque, dans ce contexte, il sort de l’imagination d’un garçon. Ses Ă©motions prennent le dessus, que ça soit dans la bonne humeur, dans les caprices ou encore les crises de colère. Waititi est hilarant dans ce rĂ´le dĂ©calĂ© de l’adulte au caractère d’enfant. Plusieurs scènes amènent de la lĂ©gèretĂ© naĂŻve et enfantine, donc beaucoup contiennent le personnage d’Hitler. C’est assez paradoxal de se dire que les scènes avec Adolf Hitler amènent de l’humour et de la lĂ©gèretĂ© Ă  un film, non ?

Taika Waititi (Hitler) & Roman Griffin Davis (Jojo)

Au final, ce film se montre éblouissant par le talent des acteurs, poétique par son esthétique artistique et touchant par son histoire. Un film à découvrir et redécouvrir pour le plaisir de tout un chacun !

Harmonie 🖋️