La saga Fifty Shades – Sam TAYLOR-WOOD ; James FOLEY

Revenons sur une saga qui a fait parler d’elle, en bien et en mal, pendant quelques années.

Lorsque je me suis lancée dans la lecture des livres, je l’ai fait parce qu’il s’agissait à la base d’une fanfiction de Twilight. Je ne suis plus une fan de ces films comme je l’étais ado, mais il est vrai que l’histoire d’Edward et Bella m’a permis de découvrir le monde des fandoms et des fanfictions. Aujourd’hui encore, je suis une grande lectrice de ces fictions, principalement sur des séries TV ou le monde magique d’Harry Potter.

En réalité, j’avais lu une partie de cette fanfiction sur Twilight avant sa suppression du site parce qu’elle était adaptée en livre. Bref, ce fut une lecture divertissante, mais sans plus. Je suis heureuse de les avoir lus en anglais car une amie m’a fait lire quelques passages en français, et cette version est affreuse, soit dit en passant. L’histoire est simple, banale, pas toujours crédible mais c’est une distraction qui se laisse apprécier.

Passons donc aux films… La critique sera généralisée et pas une critique par film car  je ne ferai que me répéter.

Soyons honnêtes quelques instants. Nous n’allons pas voir ce genre de film au cinéma pour l’histoire… Nous y allons pour les personnages tels que Christian Grey ou Ansatasia Steele !

Déjà que les deux acteurs ne s’entendent pas, ils vendent beaucoup moins bien cette histoire de romance supposée. Il est clairement un stalker avec des insécurités énormes et elle une femme qui n’a pas de volonté réelle… L’aspect BDSM n’est pas problématique, mais ce n’est même pas un milieu bien mis en avant et décrit (il n’y a qu’à voir le nombre de critiques à ce sujet).

Heureusement, selon les goûts, ils sont agréables à regarder et la musique est quand même géniale. En dehors de ces BO et de la couleur de l’image, il n’y a pas grand-chose à dire.

Bien que dans les opus 2 & 3, l’auteure a clairement essayé de donner un background plus important aux personnages secondaires et principaux afin d’amener des intrigues, des tensions et des relations, mais ce n’est pas assez abouti.

Si je devais sortir un film de la trilogie comme étant mon « préféré », ce serait le deuxième, Fifty Shades Darker. Il y a une histoire secondaire derrière celle de Steele et Grey. J’aimais bien l’idée de Leila et Jack, ils donnent un léger twist à l’histoire, mais ce n’est quand même pas un chef d’œuvre. Le problème reste qu’ils ont tellement voulu respecter le livre à 100% que chaque obstacle rencontré est résolu dans les 10 à 15 minutes. Il n’y a pas de temps pour créer une tension chez les spectateurs.

J’ai surtout beaucoup rit en remplaçant chaque personnage par son alter-égo de la saga de Stephenie Meyer…

Je vais voir ce genre de film parce que ça me distrait et me fait rire, pas pour les talents cinématographiques ou la qualité de film.

Harmonie 🖋️

Rock’n Roll – Guillaume Canet

Très bon film… Jusqu’à ce que ça parte en cacahuètes !

Ce film est un chef d’œuvre satirique, c’est incontestable. Guillaume Canet joue de fiction et de réalité pour illustrer le show-business et la crise de la quarantaine, et ce, avec brio. Pendant 85% du film, on accompagne Canet dans la réalisation qu’il vieillit et que ses co-stars le lui font ressentir, malheureusement, il n’est pas prêt à l’accepter.

Humoristique et tendre, on s’attache à lui dans sa détresse. Il comprend qu’il a passé un cap et que dans le show-business ça ne pardonne pas toujours. Le tout est évidemment fait avec exagération, humour et décalage. Le couple qu’il forme avec Marion Cotillard est attachant bien qu’on s’en moque un peu (après tout, c’est le but du film).

Les acteurs et chanteurs qui apparaissent dans le film avec des personnalités différentes pour accentuer le refus de vieillir, ajoutent de quoi rire parfaitement. Les références, les répliques, tout est fait pour nous faire rire et nous amuser.

Quand Canet commence à refuser de vieillir et commence à partir en vrille, c’est amusant et ça illustre la fameuse crise de la quarantaine. Ce qui est intéressant, c’est le contraste de Cotillard qui se complaît dans la vie qu’ils ont, leurs habitudes, ses rôles particuliers et leur train-train quotidien.

Jusque-là, tout va bien, alors pourquoi ne suis-je pas tant séduite que ça par le film ?

Parce qu’à la fin, Guillaume Canet (en tant que scénariste et réalisateur) a complètement disjoncté ! La fin est juste too much, ça part en vrille, et n’a plus aucun sens. Ça va trop loin. Oui, le but était de réaliser un film décalé, satire du showbiz et du refus de vieillir, mais au final, je me suis détachée du personnage que j’aimais beaucoup et c’est une véritable déception…

Un autre point négatif, mais qui peut plaire à d’autres, c’est l’accent que prend Cotillard dans son rôle d’actrice investie, mais qui devient agaçant au bout de quelques phrases. Certains ont apprécié, moi pas. J’admire la performance, mais sans plus.

Bref, un bon film qui finit par me décevoir…

Harmonie 🖋️

Hidden Figures – Theodore Melfi

Bien le bonjour/bonsoir à tout le monde ! J’espère que tout le monde se porte bien et reste en sécurité.

En fouillant dans mes archives, je retombe sur une ébauche de critique d’un film qui est l’un des meilleurs qui m’ait été donné de voir ces dernières années : Hidden FiguresLes Figures de l’Ombre en français !

Lorsque j’ai entendu parler de ce film, je ne connaissais pas du tout l’histoire derrière : les femmes travaillant à la NASA des années 60, des femmes de couleurs. De nature curieuse et féministe, j’étais ravie d’en apprendre plus sur l’histoire et je voulais absolument voir ce film.

Quelle surprise magnifique !

Au niveau du scénario, de l’histoire, ce film est super intéressant pour l’aspect historique amené, et le mélange entre le drame et la comédie. Personnellement, pendant deux heures, j’ai surtout ri et sourit face à ces femmes aux faciès et répliques excellente. Je retiens notamment cette réplique criante d’humour et d’une vérité qui peut s’avérer difficile lorsque l’on connait l’histoire de la ségrégation : « Three Negro women are chasing a white police officer down the highway in 1961. That is a God-ordained miracle.”

Après tout, malgré l’humour omniprésent, l’atmosphère lourde par la présence du racisme reste tout autant présente. À travers des réflexions désobligeantes, des interdictions ou obligations scandaleuses (illégales à notre époque même), ces femmes se forgent une place importante et essentielle dans la course à l’espace qui régnait entre les USA et l’URSS.

D’ailleurs, voir Jim Parsons – notre très adoré Sheldon Cooper – dans un rôle aussi peu appréciable (détestable, nous pouvons le dire) sur le peu de temps que nous le voyons vraiment, surprendront les fans de The Big Bang Theory ! Ce rôle permet de nous montrer l’étendue du talent de cet acteur, qui, je l’espère, refera parler de lui sur grand ou petit écran !

Ce film détenait une surprise de plus pour moi : Monsieur Kevin Costner ! Il fait partie de mon TOP 10 des acteurs depuis des années déjà. Cet acteur a un talent monstre, peut tout jouer et je pense n’avoir jamais vu un film avec lui que je n’ai pas aimé. Il est excellent ici aussi. Nous ne savons pas que penser de lui au début du film mais au fur et à mesure de l’histoire son personnage se dessine bien plus clairement dans l’esprit du spectateur et ce pour le plaisir de tous !

Un casting incroyable et une réalisation au top ! Vous voulez voir un film inspirant et distrayant pendant ce confinement ? Vous ne pourrez pas vous tromper avec ce film ! Que du bonheur et une pointe de rappel sur ce que vivent encore certaines nationalités aujourd’hui !

Bref, il faut voir ce film à tout prix ! Trois femmes dynamiques qui nous font oublier tous nos tracas dès les cinq premières minutes du film !

Bravo !

Harmonie 🖋️

La La Land – Damien Chazelle

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En ces temps de confinement, je reviens sur des films vus au cinéma ces dernières années. Dans ces films, se trouvent des œuvres qui ont beaucoup fait parler d’eux. Dont celui-ci, qui a remporté six Oscars sur quatorze nominations. Voici donc ce que j’en ai pensé lorsque je l’ai vu en 2017.

J’annonce la couleur : je ne m’attends pas à me faire des amis avec cette critique.

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Je n’ai vraiment pas aimé ce film. Si je devais lui donner une note, je lui attribuerai un 6 sur 10 pour deux raisons : les musiques et chansons sont absolument magnifiques et mémorisables (le meilleur aspect de ce film), et, parce que les décors font partie des plus beaux et incroyables décors de film. J’adorerais visiter le set du film et voir la rue de la Warner Bros.

Encore aujourd’hui, trois ans plus tard, je me souviens de presque toutes les chansons de ce film. La musique et le son sont deux points essentiels à mes yeux pour apprécier un film. La musique amène l’ambiance et donne le ton au film, lorsqu’elle est empathique, comme c’est le cas dans ce film, ce qui semble logique puisqu’il s’agit d’une comédie musicale.

Je suis fan de comédies musicales, c’est pour cette raison que je suis déçue de ne pas avoir apprécié plus ce film.

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Ici, je trouve le film plat ! Il commence très fort par une mise en scène, une chanson et une danse que j’ai vraiment adoré… Excellent début qui me met dans l’ambiance du film. Et… PAF… la déception pendant une bonne heure du film avant de retrouver un autre aspect qui m’a beaucoup plu : la fin du film.

Le véritable problème que j’ai avec ce film réside en l’histoire en elle-même. Elle n’était pas si bonne ! Il s’agit clairement d’une histoire de rêves brisés, réalisés et incompatibles, ce qui est fascinant et super réaliste. J’aime beaucoup cet aspect réel dans une comédie musicale, la musique amène le rythme et le rêve qui contrebalance la vie menée par les protagonistes. J’ai vraiment aimé la fin de La La Land, inattendue pour une histoire d’amour, et il n’existe pas de meilleures fins que celles qu’on n’attend pas. Mon problème et mon reproche pour ce film est qu’il est ennuyeux Le début et la fin sont géniales, mais l’heure du milieu est longue et ennuyante, il ne s’y passe rien d’excitant. J’en venais à vérifier l’heure pour savoir si la fin approchait pendant le film… Il n’y a pas de rebondissements intéressants, pas d’histoire qu’on veut suivre. On dirait que le but était de placer la musique et tant pis pour l’histoire qui amène cette musique… C’est donc là que repose mon problème pour ce film.

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Bien que j’aime beaucoup Ryan Gosling, et que j’apprécie Emma Stone (je n’ai pas vu assez de ses films pour me permettre de la juger entièrement), ils n’ont aucune alchimie à mes yeux. Rien avoir avec Nathan Fillion et Stana Katic (Castle), Leo DiCaprio et Kate Winslet (Titanic & Revolutionary Road) ou les autres grands couples de l’industrie… Je n’arrivais absolument pas à croire leur histoire d’amour dans La La Land, je ne voyais aucune étincelle entre eux pour m’y faire croire. Ils semblent très proches, amis, même, mais pas amants… Cependant, les acteurs sont très bons et leur jeu n’est absolument pas en cause ici. Ils jouaient bien, mais ils ne collent pas tous les deux dans une telle histoire.

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Donc, je suis désolée de conseiller ce film seulement pour ses musiques et ses décors… Le déroulement de l’histoire en soit n’est pas terrible…

Dites-moi si vous êtes d’accord/pas d’accord et pourquoi. Ça m’intéresse toujours de pouvoir avoir des avis qui divergent !

Harmonie 🖋️

Sully – Clint Eastwood

Quand Tom rencontre Clint, quel spectacle !

Lorsque ce film est sorti, il est monté dans ma liste de film à voir absolument sur grand écran. Un ami m’a fait la remarque suivante : « En quoi c’est intéressant de voir ce film puisqu’on sait déjà comment ça va terminer? » Je peux répondre en quatre mots à cette question : Tom Hanks & Clint Eastwood !

J’ai découvert Eastwood en tant qu’acteur, bien sûr je l’adore ! J’ai une préférence quand il est réalisateur tout de même. Pour Hanks, pas de doute, il fera partie d’un futur article sur mon top 10 des meilleurs acteurs à mes yeux. J’ai vu de nombreux films avec cet acteur, et il n’y en a pas un que j’ai moins aimé ou qui ne soit pas un excellent film. Il peut tout jouer et j’adore ça ! Bien sûr, on retrouve Forrest Gump et Cast Away en tête de liste pour ses rôles les plus cultissimes !

Alors oui, si vous connaissez l’histoire originale derrière ce film, vous savez que Tom Hanks interprète Chesley Sullenberger, un pilote qui a fait amerrir un avion sur l’Hudson, que tout le monde a survécu et qu’il a gardé son emploi. Comment, dans ce cas, rendre le film intéressant et intriguant pour le public ? Par un jeu sur la temporalité, dont je parlerai ci-dessous. Avant ça, parlons d’un aspect du film qui m’a beaucoup plu : le rythme du film.

J’ai adoré ce film grâce à la capacité d’Eastwood de nous plonger dans un rythme particulier tout au long du film. On passe de scène emplie de tension à des scènes plus lentes et très émotionnelles, incroyablement interprétées par Tom Hanks ! Entre les scènes dans le cockpit, espace restreint, où la tension monte, donnant un aspect très claustrophobe à la scène. Nous sommes enfermés dans cet espace, la tension est à son paroxysme, nous sommes secoués, en attente de savoir comment les décisions ont été prises, et puis d’un coup, on passe à l’après… dans des scènes plus ouvertes, plus calme, où l’angoisse n’est plus une question de vie ou de mort, mais de savoir ce que l’avenir réserve à Sully. L’aspect claustro du film reste présent par l’état de stress constant de Sully.

Bien sûr, le reste du casting est essentiel à la réussite de ce film, mais de mon souvenir, il est vraiment en retrait par rapport à Hanks qui est au centre de toutes les scènes de ce film. Il s’agit de l’histoire de son personnage, de ce qui lui est arrivé à lui et comment il a traversé cette période. Donc, oui, Aaron Eckhart et Laura Linney, interprétant Jeff Skiles et Lorrie Sullenberger respectivement, apportent un excellent soutien au personnage principal et ne passent pas du tout inaperçus derrière Tom Hanks. Il y a un très bel équilibre à ce niveau-là, ce qui peut parfois être très dur quand on tourne avec d’aussi grands noms !

Passons maintenant au meilleur point à mes yeux de ce film : l’anachronologie. Cette technique pousse le spectateur à suivre de manière attentive le film pour en comprendre tout le sens ! On a beau savoir comment ça se termine, notre curiosité nous pousse à savoir comment en arriver là. Comme le dit si bien Philippe Pollet-Villard : « Dans un voyage ce n’est pas la destination qui compte mais toujours le chemin parcouru, et les détours surtout. » Nous alternons entre trois périodes : avant l’amerrissage, pendant l’amerrissage et après. Il faut tout suivre pour en comprendre l’ordre et le mécanisme du jugement de Sully. Il n’y a pas eu de mort, mais un amerrissage avec un sauvetage et la récupération d’un avion coûtent très cher et le gouvernement aime bien savoir qui est responsable de cette dépense…

La leçon derrière ce film est d’autant plus intéressante qu’elle est d’actualité avec tous ces nouveaux robots… Il y a toujours un facteur X, le facteur humain, nécessaire à la réussite ! De plus, les scènes dans l’avion sont tellement réaliste, que du haut de nos sièges, divans et autres, on a l’impression d’être dans ce cockpit avec Sully !

J’ai vu ce film au cinéma il y a déjà quelques années, et donc, je n’ai retenu que le positif de ce film, mais je suis sûre qu’il existe des aspects négatifs, n’hésitez pas à en faire part !

Pendant ce confinement, si vous avez accès à cette plateforme très connue dans le monde, je vous invite à découvrir ce film !

Harmonie 🖋️

Don’t Breathe – La maison des ténèbres – Fede Alvarez

Mais quel DESASTRE !

Bon, soyons sérieux… Ce film est l’un des pires, si ce n’est le pire, film que j’aie eu la malheureuse opportunité de voir… Je suis allée le voir au cinéma il y a quelques années, persuadée par un ami (dont on ne peut pas prononcer le nom). Plus jamais !

Je ne suis pas fan de films d’horreur à la base, trouvant qu’ils sont généralement excessifs, risibles par leur manque de crédibilité dans la création de leur univers. Je suis plus adepte de thriller, des films qui créent un univers propre et qui m’angoisseront bien plus que n’importe quel film d’horreur que j’ai vu. Celui-ci, à la lecture du synopsis m’a semblé potable. J’y suis donc allée en me disant que je passerais une soirée sans prise de tête, avec un film tout au plus distrayant. Quel regret !

C’était tellement mauvais. Il n’y avait rien d’intéressant dans ce film. Je n’y ai pas retrouvé les codes de l’horreur, bien que mes souvenirs soient vagues, le film n’ayant laissé pour seule trace que cette déception dans ma mémoire. Les dialogues ne sont vraiment pas géniaux et je ne vois pas le but de cette histoire, il n’y en a aucun !

Si quelqu’un est d’un autre avis, je serais ravie d’en discuter car, j’espère qu’un aspect positif soit ressorti de ce film, que je n’aurais peut-être pas remarqué. Chaque film a un but, chaque personnage principal à un but, même si celui peut varier en cours d’histoire, mais ici, je n’ai pas vu d’évolution chez les personnages, de réflexion, ou autre !

Les acteurs sont passables, mais l’histoire ne nous permet pas de voir l’étendue d’un potentiel talent. Aucun ne m’a marqué assez que je me rappelle son nom en tout cas.

J’ai apprécié l’atmosphère un peu sombre du film, c’était un de ses bons aspects. La rue déserte et son air complètement abandonné, comme si aucune vie ne pouvait se dérouler là-bas était plutôt pas mal, mais rien d’autre ne m’a vraiment marqué.

Le seul moment que j’ai bien en tête, pour dire la vérité, est la scène où l’homme aveugle tente d’inséminer la jeune adolescente. Cette scène avec une des répliques les plus stupides et risibles de l’histoire de cinéma m’a tellement fait exploser de rire que je ne sais plus comment la jeune fille s’en est sortie, car je n’ai pas suivi !

Il s’agit donc d’un film qui serait sur ma liste des pires films jamais vus. Je ne saurais plus élaborer sur le sujet après les mois passés depuis que je l’ai vu sur grand écran.

Harmonie 🖋️

The Gentlemen – Guy Richie

La criminalité… So British!

Quel retour en force de la part du très bon Guy Richie !

Le casting est l’élément le plus attrayant de ce nouveau film de gangster. Une fois de plus, j’avais évité de regarder le trailer et les bandes-annonces afin de découvrir le film sur grand écran. L’affiche avec ces noms avaient suffi à me convaincre que je devais voir ce film.

En effet, j’ai découvert Matthew McConaughey très jeune dans A Time to Kill (Le droit de tuer), en avocat convaincu se battant pour un homme noir dans le Texas encore très raciste. Je l’ai de suite adoré et les autres films dans lesquels il a joué ne m’ont pas fait changer d’avis.

Pour Charlie Hunnam, après The Green Line (Hooligans), je l’ai particulièrement apprécié dans Sons Of Anarchy. Il mérite amplement de voir sa carrière évoluer.

Hugh Grant a toujours été l’un de mes british préférés, et Colin Farrel est un atout quoi qu’il arrive !

Avec ce casting de dingue, je pars appréhensive au cinéma, dans l’attente d’en prendre plein la vue, dans l’inquiétude d’être déçue… Que du contraire ! Je n’ai pas vu le temps passer et ai pris un malin plaisir durant le film !

Depuis janvier 2020, c’est le film, vu au cinéma, qui m’a le plus plu. Voici quelques raisons…

Nous avons déjà parlé du casting, donc je ne vais pas épiloguer beaucoup plus. Chaque acteur interprète son rôle à merveille et amène sa personnalité dans le film. McConaughey est incroyable et peut absolument tout jouer, même le gangster le plus stylé de l’Angleterre. Hunnam en gangster maniaque et toujours en contrôle, dans son costard trois pièces tiré à quatre épingles est hilarant et porte le film. Grant dans ce rôle de Private Eye aux répliques et à l’imagination débordante amène tellement de légèreté, même en nous racontant toute l’histoire, que je ne vois personne d’autre dans ce rôle. Michelle Dockery en femme fatale à l’élégance aussi provocante que criminelle, donne au film sa femme forte et indépendante, nécessaire à l’heure d’aujourd’hui ! (Je reviendrais sur ce personnage plus tard car il est essentiel).

Le film à peine commencé, j’ai compris que je l’aimerais ! Guy Ritchie nous offre un bon vieux générique d’introduction du film après une scène qui ne sert qu’à attiser la curiosité du spectateur. Générique très moderne, avec un côté film noir et mystérieux. Sa musique et ses effets impressionnent m’ont fait me sentir nostalgique. Que du bonheur !

Vous l’aurez compris dans mes critiques de Birds of Prey et Little Women, j’aime beaucoup quand on joue sur la temporalité dans un film. Le spectateur est sur ses gardes car il ne sait pas ce qu’il va se passer, ou ce qu’il vient de se passer, comment la situation a escaladé, comment elle va se résoudre, etc. Guy Ritchie nous offre un scénario excellent. Je ne peux que rêver écrire aussi bien que lui dans l’avenir. Le film est raconté par un protagoniste qui n’est dans presqu’aucune des scènes qu’il raconte. Il s’agit de son scénario possible. Nous découvrons donc cette histoire pendant qu’il la raconte. De temps en temps, il s’emballe et on doit rembobiner la scène pour la revoir telle qu’elle s’est passée. J’aime ce genre de technique qui montre le talent des monteurs/euses, des acteurs/trices, du scénariste et du réalisateur. De plus, le spectateur est encore plus incertain de ce qu’il voit, il peut être surpris à tout moment par des changements.

Un autre point excellent du scénario n’est autre que l’écriture des dialogues ! Mon Dieu, certains de ces dialogues sont simplement épiques ! Les répliques absurdes dans des moments de tension, la politesse anglaise au cœur de la violence extrême, l’humour complètement décalé de certaines réparties resteront des classiques je pense ! Je salue vraiment ce travail sur la langue, les jeux de mots, les situations. Chapeau monsieur Ritchie !

Comme je l’ai dit plus haut, il y a un personnage féminin important dans l’histoire. Clairement, on peut parler d’un manque de représentation féminine, d’une certaine manière, mais ce n’est honnêtement pas un grand problème parce que le personnage de Rose dans l’histoire est complètement réussi ! Nous sommes dans un film de gangster, ce qui nous pousse à craindre la représentation machiste de la femme, soumise au milieu criminel, aux hommes qui l’entourent… Ce n’est pas le cas. Nous avons affaire à un  véritable partenariat du crime entre mari et femme. Quel que soit ses décisions à prendre, ses doutes et ses questionnements internes, Mickey (McConaughey) en fait toujours part à sa femme et lui demande son avis. Il l’écoute et ne prendra aucune décision définitive sans sa participation. Elle a ses propres affaires sur le côté, son mari n’y prend pas activement part non plus. Ce partenariat permet de changer des histoires des gangsters où les femmes sont, soit objets, soit exagérées et irréalistes. J’ai vraiment aimé cet aspect de l’histoire.

Un dernier point dont il faut faire part : la bande-son ! Les musiques et les accompagnements sonores tombent dans le mil tout au long du film. Je dis souvent à mes élèves que la musique dans un film est l’une des trois choses les plus importantes dans le cinéma. Un très bon film peut être diminué par une OST (Original Soundtrack) qui ne vaut rien, et vice versa.

J’ai vraiment eu un coup de cœur pour ce film ! J’espère que malgré la situation pandémique mondiale actuelle vous permettra d’y avoir accès rapidement !

Pour découvrir le Trailer : https://www.youtube.com/watch?v=KlXsguV9g0E

Harmonie 🖋️

Little Women

4 Sœurs, 3 Villes, 2 Époques, 1 Histoire…

Si Meryl Streep est dans un film, ce film m’intéresse, je veux le voir…

Si Emma Watson, héroïne de mon enfance, est dans un film, je n’ai qu’une idée en tête : voir ce film.

Un nouveau film réalisé par une femme est annoncé au cinéma, je suis intriguée… Il s’agit de la septième adaptation de Little Women (Les quatre filles du Dr March), histoire que j’aime beaucoup, on m’annonce Meryl Streep et Emma Watson à l’affiche, c’est une certitude, je vais voir ce film.

Malgré quelques petits défauts, ce film m’aura énormément plu, à l’arrivée.

Greta Gerwig – La réalisatrice

Entre une actrice principale qui porte le film sur ses épaules, un jeu sur la temporalité, une qualité d’image à l’âme nostalgique agréable et des costumes et musiques d’époque, le film de Greta Gerwig s’avère être une réussite.

Les têtes d’affiche du film, un melting pot de talent, consistent l’un de ses points forts indéniables. J’avoue cependant être déçue du manque de présence de Meryl Streep et Emma Watson à l’écran. Bien que l’on nous raconte l’histoire des quatre filles du docteur, seules deux sont vraiment au cœur de l’histoire : Josephine (Jo) et Amy.

Ronan et Pugh sont absolument formidables, sans aucun doute. Saoirse trouve sa place de rebelle à l’âme d’artiste et l’esprit libre. Florence, quant à elle, est mon coup de coeur dans Little Women ! Son personnage évolue sur les deux temporalités et campe le point le plus positif du film. Sa voix, sa gestuelle, sa personnalité donnent vie au personnage d’Amy et la performance de l’actrice est simplement géniale.

Je regrette que l’histoire ne pousse pas plus loin et ne creuse plus les rôles de Marmee (Laura Dern), Meg (Emma Watson), Beth (Eliza Scanlen) ou encore de la tante March (Meryl Streep). Ces actrices sont très talentueuses, Meryl est une étoile dont personne n’arrive à la cheville à l’heure actuelle, et aucune d’elles n’a l’opportunité de briller et montrer son talent. Malheureusement, nous aurions dû avoir un film de 4 à 5 heures si on devait découvrir l’histoire de chaque femme de la famille March.

Emma Watson n’a pas l’air entièrement à l’aise avec ce rôle, ou, nous n’avons pas eu l’opportunité de voir son rôle être développé à l’écran, ce qui cause une forme d’incompréhension pour certaines scènes. En tant que grande fan, je reste sur ma faim par rapport à sa place dans le film car nous ne la découvrons pas assez, que nous ne profitons pas de son talent et de ce qu’elle aurait pu apporter au film.

Je ne connais pas bien Eliza Scanlen, mais j’ai trouvé ses scènes très justes dans le film et aurais beaucoup aimé apprendre à la connaître un peu plus, et découvrir son talent un peu mieux…

Laura Dern est une actrice que j’apprécie et le rôle de Marmee, mère aimante, femme forte aux idées bien trempées et au désir d’élever des femmes fortes qui savent ce qu’elles veulent et travaillent pour l’obtenir, est un personnage très intéressant qui manque de développement également.

Les acteurs méritent aussi d’être salués. Timothée Chalamet (Laurie), James Norton (John), Chris Cooper (Mr. Lawrence) et Louis Garrel (Friedrich) interprètent leur rôle de manière assez juste. Garrel est un très bon acteur, sans doute, mais son personnage arrive un peu comme un cheveu dans la soupe, on ne sait pas qui il est vraiment, d’où il vient, etc. L’histoire de son personnage n’est pas assez développé, tout comme sa relation avec Jo qui n’est absolument pas construite à travers le film.

Chris Cooper n’a plus rien à prouver à personne ! Il est doué, calme, telle une force tranquille. Son rôle est très peu développé mais bien situé dans l’histoire, facilitant l’attachement du spectateur à son égard. J’aurais aimé que sa relation avec Beth soit un peu plus développée afin de montrer le talent des deux acteurs et de comprendre leur personnage encore mieux.

Timothée Chalamet est celui que l’on découvre le plus par sa présence centrale dans une des histoires du film. Quelle que soit la temporalité, Laurie est un personnage principal et l’acteur est attachant, émouvant et tellement doué que le spectateur ne peut que l’aimer.

James Norton est peu à l’écran, mais son personnage est charmant et tellement humble que j’aurais aimé en apprendre plus sur lui, qui il est, d’où il vient et comment il a atterri là…

L’histoire se passe en deux temps : durant la Guerre de Sécession et 7 ans plus tard. J’aime beaucoup ce genre d’histoire où, par des flashbacks, nous comprenons comment nous sommes arrivés dans la situation présente, et que l’on découvre, en même temps, comment l’histoire se déroule pour découvrir où nous allons arriver.

Ici, la qualité de l’image et les couleurs servent d’indicateurs temporels. La qualité pellicule aux couleurs sombres nous place à l’instant présent, les couleurs vives nous ramènent 7 ans plus tôt, lorsque la dure réalité de la vie adulte n’est pas encore concrète. Les deux temporalités racontent ce passage de l’enfance à l’âge adulte, qui, à l’époque, est marquée par le mariage, pour les femmes.

La question du mariage est également se trouve, également, au centre du film puisque les filles ont toutes une vision différente sur le sujet, de la vieille fille à la rêveuse d’une vie de famille, en passant par la pragmatique qui comprend les enjeux économiques d’un mariage. Ce questionnement, très moderne quand je pense à mes propres conversations entre filles, est au cœur de l’histoire.

Un autre point transversal de l’historie est la place de l’art dans la vie des sœurs March. Une sœur aime jouer la comédie, une autre qui rêve d’écrire, la troisième qui cherche la reconnaissance par la peinture et la dernière qui se complaît dans la musique. J’ai adoré que l’émancipation de ces femmes passent par l’art, les idées, mais que la réalité est toute autre. Bien qu’elles rêvent d’être artistes, elles ont un plafond de verre au-dessus de la tête, les hommes cadenassent toujours l’accès au succès !

Les dialogues autour de ces sujets et de la place de la femme dans ces milieux sont assez fascinants et certains me resteront en tête pour de nombreuses années !

Je fais également un aparté pour aborder un choix de réalisation que j’ai particulièrement apprécié : l’écriture de lettre. Gerwig décide de montrer l’acteur/trice commençant l’écriture à la main, puis on le/la voit en face-caméra dictant la lettre (le quatrième mur, rappelez Birds of prey). Je trouve que cette façon de faire implique encore plus le spectateur dans l’histoire. Il devient le personnage à qui s’adresse la lettre. J’adore ce mécanisme !

En bref, malgré des personnages trop en retrait, pas assez développés, un personnage sorti de nul part, Greta Gerwig arrive à rendre une histoire universelle, connue, reconnue, adaptée et réadaptée, intéressante et très agréable à (re)découvrir au cinéma. Well done !

Harmonie 🖋️

Jojo Rabbit

Quand couleur, beauté, magie et enfance s’invitent dans l’Allemagne de 1944…

Quel rafraîchissement de rentrer dans la salle de cinéma et de ne pas voir le temps passer, trop absorbée par un récit aussi beau que drôle et dramatique.

Jojo Rabbit nous offre une histoire décalée et dramatique, à travers les yeux d’un enfant de 10 ans adulant nul autre qu’Adolf Hitler. Point de départ interpellant, le résultat final est percutant… émouvant !

Thomasin McKenzie (Elsa) & Roman Griffin Davis (Jojo)

A travers des plans semblables à des peintures, des images métaphoriques et des couleurs vives, le réalisateur, Taika Waititi, nous plonge dans une esthétique très poétique, en contradiction ou total adéquation avec ce qu’il se passe et les propos tenus à l’écran.

Je pense notamment à une scène où le spectateur est mis dans une position de voyeur et que plusieurs plans de maisons s’enchaînent. Rien de particulier, me direz-vous ! Si ce n’est pour la structure des maisons qui semblent avoir des yeux et observer la scène également. Cette manière de faire vient accentuer la sensation de voyeurisme du film, mais permet aussi de rappeler qu’il s’agit d’une époque d’insécurité et de manque de confiance envers nos voisins, de peur d’être espionné et dénoncé à la Gestapo.

Scène de Jojo Rabbit

Les couleurs vives donnent ce côté enfantin au film. Les plans de la nature rappellent des peintures, avec un ciel bleu éclatant, un champ vert éblouissant, presque irréel, ce qui donne ce côté nostalgique, magique, de l’enfance.

Ce film, par son esthétique visuelle et son histoire, m’a rappelé deux autres films incontournables : Toto Le Héros de Jaco Van Dormael (esthétique) et La Vita è Bella de Roberto Benigni (côté absurde de l’humour dans une situation dramatique).

Scarlett Johansson AKA Rosie Betzler

Je suis allée voir ce film sans avoir regardé de bande-annonce au préalable, sans vraiment connaître l’histoire, afin de le découvrir sans aucune idée préconçue. Je n’étais donc pas au courant de la présence de Scarlett Johansson dans le film. J’adore cette actrice et donc, bien que sa première apparition soit un peu floue, je l’ai reconnue tout de suite, pensant que j’avais fait le bon choix de film à voir.

Elle prouve, une fois de plus, sa qualité d’actrice dans ce rôle de mère seule (son mari étant au front) élevant un fils idéalisant la doctrine nazie, alors qu’elle pense l’opposé. Malgré ses propres convictions, son désir de venir en aide aux oppressés, elle laisse le temps à son fils de comprendre par lui-même la réalité de la guerre. Elle ne l’empêche pas de faire partie de la jeunesse hitlérienne, d’avoir un discours antisémite, mais par son comportement et ses propos, Rosie essaye de convaincre son fils de ne pas grandir trop vite. Ils débattent, se disputent et Johansson interprète ce rôle à merveille. Elle joue d’intonations et de ses expressions faciales, de ses mouvements, et le duo avec Roman Griffin Davis fonctionne parfaitement !

Roman Griffin Davis AKA Jojo Betzler

En parlant de Roman G. Davis, c’est une véritable découverte ! Il offre une sacrée performance dès les premières secondes du film. Si jeune, ce garçon fait preuve d’une maturité artistique incroyable et promet déjà un bon avenir dans l’industrie. Il met tout son cœur à la tâche, incarnant ce petit nazi avec une détermination inébranlable. Davis s’investit de tout son être ; sa gestuelle, ses expressions faciales suffisent à nous faire comprendre ses intentions et émotions. Nul besoin de paroles pour comprendre et faire preuve d’empathie envers ce personnage.

Taika Waititi AKA Adolf Hitler – Egalement réalisateur

Un autre acteur excellent réalise Jojo Rabbit : Taika Waititi. Précédemment, je n’avais vu qu’un seul de ses films : Thor Ragnarok, qui, au niveau de la réalisation, reste le meilleur des trois Thor, à mes yeux. Pour Jojo Rabbit, sa mise en scène est ingénieuse et très artistique, comme je l’ai dit ci-dessus. Je me réjouis de découvrir ses prochaines œuvres car son œil de réalisateur me plaît énormément.

Ici, je souhaite parler de son interprétation très juste et déjantée d’Hitler, ami imaginaire d’un garçon de 10 ans. Drôle, son comportement rappelle celui d’un enfant, ce qui est logique puisque, dans ce contexte, il sort de l’imagination d’un garçon. Ses émotions prennent le dessus, que ça soit dans la bonne humeur, dans les caprices ou encore les crises de colère. Waititi est hilarant dans ce rôle décalé de l’adulte au caractère d’enfant. Plusieurs scènes amènent de la légèreté naïve et enfantine, donc beaucoup contiennent le personnage d’Hitler. C’est assez paradoxal de se dire que les scènes avec Adolf Hitler amènent de l’humour et de la légèreté à un film, non ?

Taika Waititi (Hitler) & Roman Griffin Davis (Jojo)

Au final, ce film se montre éblouissant par le talent des acteurs, poétique par son esthétique artistique et touchant par son histoire. Un film à découvrir et redécouvrir pour le plaisir de tout un chacun !

Harmonie 🖋️

Birds of Prey

Une surprise inattendue !

Une collègue m’a convaincue d’aller voir ce film, qui ne m’intéressait pas le moins du monde. Je n’ai pas vu Suicide Squad, et ce que j’ai entendu sur ce film ne me donnait aucune envie d’aller voir l’histoire d’Harley Quinn.

Curieuse comme je suis, j’ai décidé d’aller le voir tout de même… Et je ne regrette absolument pas cette décision ! Cathy Yan nous offre un film déjanté et hors norme.

Margot Robbie dans le rôle d’Harley Quinn

En réalité, je ne connais pas très bien Margot Robbie, si ce n’est pour The Wolf of Wall Street donc je n’avais pas d’avis préconçu sur l’actrice avant d’aller voir ce film. Elle était incroyable, Margot Robbie est une excellente actrice et a un bel avenir devant elle si elle reste naturelle. Dans ce rôle, Robbie amène tout l’humour de son personnage, le côté loufoque et extraverti, sans aucun raisonnement logique, et pousse le public à adorer cette ancienne psy partie en vrille et prête à mettre à feu et à sang le reste du monde pour des raisons purement égoïstes.

Un des points les plus intéressants dans ce film repose en l’utilisation de la voix-off narrant l’histoire aux spectateurs. Margot Robbie fait un sacré travail dans le jeu mais aussi par sa voix en off. Les intonations, le rythme et les propos qu’elle tient donne le ton d’humour noir et de légèreté qui peut contredire la violence de l’image. Cette voix-off, accompagnée d’une bande-son incroyablement géniale, rythme tout le film et lui donne le ton qu’il a du début à la fin.

En cinéma, on parle du quatrième mur, comme au théâtre, qui représente le mur séparant le film du spectateur. Ce quatrième mur est infranchissable, ce qui signifie que les acteurs ont pour règle n°1 : On ne regarde pas la caméra ! Briser le quatrième mur, regarder la caméra, rappelle au spectateur qu’il s’agit d’une fiction et montre que l’acteur connait sa place dans un rôle de fiction et qui reconnait le mécanisme filmique utilisé pour réalisé une oeuvre cinématographique. A plusieurs reprises, Harley Quinn/Margot Robbie brise le quatrième mur et nous fixe à travers l’œil de la caméra. C’est très intéressant car ce mécanisme ajoute encore une couche au film et au ton qu’il prend à travers l’histoire.

Ewan McGregor dans le rôle de Roman Sionis

Une autre excellente surprise pour Birds of Prey est la présence d’un de mes acteurs fétiches : Ewan McGregor ! Comme le film ne me tentait pas, je n’avais pas vu une seule bande-annonce (ce qui est le meilleur moyen de découvrir un film à mes yeux), je n’avais lu aucun article sur le film et donc, je ne connaissais pas les têtes d’affiche du film. Quelle surprise de le voir apparaître à l’écran, dans un rôle déjanté comme on l’a rarement vu auparavant. Il amène tellement de sa personnalité et de son talent dans ce film qu’il ne fait que le rendre meilleur. Toute sa gestuelle est mise au service du film et de son personnage, ses expressions faciales, sa manière de parler et ses différentes intonations permettent aux spectateurs de comprendre les quelques facettes de la personnalité de « Romy » !

Un défaut existe cependant chez le personnage de McGregor, son masque lorsqu’il devient « The Black Mask » n’apporte absolument rien à l’histoire. Il n’y a aucune logique derrière ce masque dans le film. Roman porte ce masque dans une scène et c’est la scène qui m’a le plus déplu car je l’ai trouvée superflue et sans aucun sens pour le film. Ce déguisement ne lui sert à rien fondamentalement, même pas à cacher son identité, but d’un masque à la base. Le masque est assez banal et n’a rien d’attractif ou d’intéressant.

Rosie Perez, Mary Elizabeth Winstead, Margot Robbie, Ella Jay Basco & Jurnee Smollett-Bell

Le reste du casting mérite aussi d’être mentionné pour leur apport au film. Les actrices de ce film sont surprenantes par leur talent et par leurs personnalités différentes qui s’assemblent si bien pour créer ce groupe drôle, badass et éclectique !

On est clairement face à un film réalisé dans le but de montrer des femmes en rôles principaux, des femmes fortes, talentueuses, avec leurs propres démons, et à l’encontre de la plupart des rôles féminins dans le cinéma. Je ne peux que saluer Cahty Yan pour ce travail. A travers le film, le spectateur découvre l’émancipation de plusieurs femmes avec beaucoup d’humour, de violence et le tout enrobé de second degré !

Cependant, je trouve que c’est parfois trop exacerbé ! En effet, le milieu des forces de l’ordre est un milieu prédominé par les hommes, mais dans ce film, il n’existe qu’une femme flic dans le commissariat de Gotham ! Je suis pour une représentation plus féministe des femmes dans le cinéma, mais il ne faut pas non plus que ça soit amené pour un aspect politique ou décrit comme si le spectateur était incapable de comprendre le but de la réalisatrice. Ici, elle nous dicte presque : vous avez vu, il n’y a qu’une seule femme flic et en plus c’est la seule qui fait du bon travail ! Cet aspect du film m’a dérangé…

Au niveau de l’esthétique de l’image, j’ai adoré les différents supports visuels utilisés à travers le film. En plus de la vidéo, nous retrouvons du dessin, de la photo, etc. J’aime ce jeu des textures qui ajoute au rythme et tempo du film. L’histoire nous est racontée par Harley Quinn, qui a clairement des troubles de l’attention et ne peut s’empêcher de revenir en arrière, repartir au présent, etc. Ce jeu sur la temporalité rend le film encore plus attractif car il faut bien suivre les histoires pour comprendre à quel moment elles convergent et se rejoignent pour former une seule histoire.

Les arrêts sur image utilisés pour présenter des situations et personnages rappellent les jeux vidéos, et les dessins qui accompagnent ces images rappellent les comics, dans un jeu d’intermédialités très intéressant. Les couleurs travaillées, les images, le tout mixé ensemble donne l’envie aux spectateurs d’en apprendre plus et d’en découvrir plus !

Les slow motion sont parfois de trop mais pas pour autant mal venus. Il aurait fallu doser un peu la dose, mais les scènes de bagarres, de poursuites, etc. en slow motion permettent aussi de rythmer le film et le filtrage d’information par les spectateurs.

Une autre scène m’a un peu dérangée, car elle était de trop, trop dans l’excès dans le parler et n’amenait rien à l’histoire. Il s’agit de l’une des dernières scènes, dans un bar à Tacos. Ceux qui ont vu le film comprendront peut-être de quoi je parle !

En résumé, je découvre une réalisatrice, une actrice et un film avec surprise ! Les références que l’ont retrouve dans le film, l’aspect mélodramatique et drama queen du personnage en mal d’amour qui s’émancipe et l’humour violent que l’on retrouve nous sorte de notre quotidien et nous permettent de passer deux bonnes heures au cinéma !

Je vous invite à découvrir ce film, si ce n’est déjà fait car, malgré quelques petits reproches à lui faire, il en vaut la peine !

Harmonie 🖋️