Revenons sur une saga qui a fait parler d’elle, en bien et en mal, pendant quelques années.
Lorsque je me suis lancée dans la lecture des livres, je l’ai fait parce qu’il s’agissait à la base d’une fanfiction de Twilight. Je ne suis plus une fan de ces films comme je l’étais ado, mais il est vrai que l’histoire d’Edward et Bella m’a permis de découvrir le monde des fandoms et des fanfictions. Aujourd’hui encore, je suis une grande lectrice de ces fictions, principalement sur des séries TV ou le monde magique d’Harry Potter.
En réalité, j’avais lu une partie de cette fanfiction sur Twilight avant sa suppression du site parce qu’elle était adaptée en livre. Bref, ce fut une lecture divertissante, mais sans plus. Je suis heureuse de les avoir lus en anglais car une amie m’a fait lire quelques passages en français, et cette version est affreuse, soit dit en passant. L’histoire est simple, banale, pas toujours crédible mais c’est une distraction qui se laisse apprécier.
Passons donc aux films… La critique sera généralisée et pas une critique par film car je ne ferai que me répéter.
Soyons honnêtes quelques instants. Nous n’allons pas voir ce genre de film au cinéma pour l’histoire… Nous y allons pour les personnages tels que Christian Grey ou Ansatasia Steele !
Déjà que les deux acteurs ne s’entendent pas, ils vendent beaucoup moins bien cette histoire de romance supposée. Il est clairement un stalker avec des insécurités énormes et elle une femme qui n’a pas de volonté réelle… L’aspect BDSM n’est pas problématique, mais ce n’est même pas un milieu bien mis en avant et décrit (il n’y a qu’à voir le nombre de critiques à ce sujet).
Heureusement, selon les goûts, ils sont agréables à regarder et la musique est quand même géniale. En dehors de ces BO et de la couleur de l’image, il n’y a pas grand-chose à dire.
Bien que dans les opus 2 & 3, l’auteure a clairement essayé de donner un background plus important aux personnages secondaires et principaux afin d’amener des intrigues, des tensions et des relations, mais ce n’est pas assez abouti.
Si je devais sortir un film de la trilogie comme étant mon « préféré », ce serait le deuxième, Fifty Shades Darker. Il y a une histoire secondaire derrière celle de Steele et Grey. J’aimais bien l’idée de Leila et Jack, ils donnent un léger twist à l’histoire, mais ce n’est quand même pas un chef d’œuvre. Le problème reste qu’ils ont tellement voulu respecter le livre à 100% que chaque obstacle rencontré est résolu dans les 10 à 15 minutes. Il n’y a pas de temps pour créer une tension chez les spectateurs.
J’ai surtout beaucoup rit en remplaçant chaque personnage par son alter-égo de la saga de Stephenie Meyer…
Je vais voir ce genre de film parce que ça me distrait et me fait rire, pas pour les talents cinématographiques ou la qualité de film.
Bien le bonjour/bonsoir à tout le monde ! J’espère que tout le monde se porte bien et reste en sécurité.
En fouillant dans mes archives, je retombe sur une ébauche de critique d’un film qui est l’un des meilleurs qui m’ait été donné de voir ces dernières années : Hidden Figures – Les Figures de l’Ombre en français !
Lorsque j’ai entendu parler de ce film, je ne connaissais pas du tout l’histoire derrière : les femmes travaillant à la NASA des années 60, des femmes de couleurs. De nature curieuse et féministe, j’étais ravie d’en apprendre plus sur l’histoire et je voulais absolument voir ce film.
Quelle surprise magnifique !
Au niveau du scénario, de l’histoire, ce film est super intéressant pour l’aspect historique amené, et le mélange entre le drame et la comédie. Personnellement, pendant deux heures, j’ai surtout ri et sourit face à ces femmes aux faciès et répliques excellente. Je retiens notamment cette réplique criante d’humour et d’une vérité qui peut s’avérer difficile lorsque l’on connait l’histoire de la ségrégation : « Three Negro women are chasing a white police officer down the highway in 1961. That is a God-ordained miracle.”
Après tout, malgré l’humour omniprésent, l’atmosphère lourde par la présence du racisme reste tout autant présente. À travers des réflexions désobligeantes, des interdictions ou obligations scandaleuses (illégales à notre époque même), ces femmes se forgent une place importante et essentielle dans la course à l’espace qui régnait entre les USA et l’URSS.
D’ailleurs, voir Jim Parsons – notre très adoré Sheldon Cooper – dans un rôle aussi peu appréciable (détestable, nous pouvons le dire) sur le peu de temps que nous le voyons vraiment, surprendront les fans de The Big Bang Theory ! Ce rôle permet de nous montrer l’étendue du talent de cet acteur, qui, je l’espère, refera parler de lui sur grand ou petit écran !
Ce film détenait une surprise de plus pour moi : Monsieur Kevin Costner ! Il fait partie de mon TOP 10 des acteurs depuis des années déjà. Cet acteur a un talent monstre, peut tout jouer et je pense n’avoir jamais vu un film avec lui que je n’ai pas aimé. Il est excellent ici aussi. Nous ne savons pas que penser de lui au début du film mais au fur et à mesure de l’histoire son personnage se dessine bien plus clairement dans l’esprit du spectateur et ce pour le plaisir de tous !
Un casting incroyable et une réalisation au top ! Vous voulez voir un film inspirant et distrayant pendant ce confinement ? Vous ne pourrez pas vous tromper avec ce film ! Que du bonheur et une pointe de rappel sur ce que vivent encore certaines nationalités aujourd’hui !
Bref, il faut voir ce film à tout prix ! Trois femmes dynamiques qui nous font oublier tous nos tracas dès les cinq premières minutes du film !
Lorsque ce film est sorti, il est monté dans ma liste de film à voir absolument sur grand écran. Un ami m’a fait la remarque suivante : « En quoi c’est intéressant de voir ce film puisqu’on sait déjà comment ça va terminer? » Je peux répondre en quatre mots à cette question : Tom Hanks & Clint Eastwood !
J’ai découvert Eastwood en tant qu’acteur, bien sûr je l’adore ! J’ai une préférence quand il est réalisateur tout de même. Pour Hanks, pas de doute, il fera partie d’un futur article sur mon top 10 des meilleurs acteurs à mes yeux. J’ai vu de nombreux films avec cet acteur, et il n’y en a pas un que j’ai moins aimé ou qui ne soit pas un excellent film. Il peut tout jouer et j’adore ça ! Bien sûr, on retrouve Forrest Gump et Cast Away en tête de liste pour ses rôles les plus cultissimes !
Alors oui, si vous connaissez l’histoire originale derrière ce film, vous savez que Tom Hanks interprète Chesley Sullenberger, un pilote qui a fait amerrir un avion sur l’Hudson, que tout le monde a survécu et qu’il a gardé son emploi. Comment, dans ce cas, rendre le film intéressant et intriguant pour le public ? Par un jeu sur la temporalité, dont je parlerai ci-dessous. Avant ça, parlons d’un aspect du film qui m’a beaucoup plu : le rythme du film.
J’ai adoré ce film grâce à la capacité d’Eastwood de nous plonger dans un rythme particulier tout au long du film. On passe de scène emplie de tension à des scènes plus lentes et très émotionnelles, incroyablement interprétées par Tom Hanks ! Entre les scènes dans le cockpit, espace restreint, où la tension monte, donnant un aspect très claustrophobe à la scène. Nous sommes enfermés dans cet espace, la tension est à son paroxysme, nous sommes secoués, en attente de savoir comment les décisions ont été prises, et puis d’un coup, on passe à l’après… dans des scènes plus ouvertes, plus calme, où l’angoisse n’est plus une question de vie ou de mort, mais de savoir ce que l’avenir réserve à Sully. L’aspect claustro du film reste présent par l’état de stress constant de Sully.
Bien sûr, le reste du casting est essentiel à la réussite de ce film, mais de mon souvenir, il est vraiment en retrait par rapport à Hanks qui est au centre de toutes les scènes de ce film. Il s’agit de l’histoire de son personnage, de ce qui lui est arrivé à lui et comment il a traversé cette période. Donc, oui, Aaron Eckhart et Laura Linney, interprétant Jeff Skiles et Lorrie Sullenberger respectivement, apportent un excellent soutien au personnage principal et ne passent pas du tout inaperçus derrière Tom Hanks. Il y a un très bel équilibre à ce niveau-là, ce qui peut parfois être très dur quand on tourne avec d’aussi grands noms !
Passons maintenant au meilleur point à mes yeux de ce film : l’anachronologie. Cette technique pousse le spectateur à suivre de manière attentive le film pour en comprendre tout le sens ! On a beau savoir comment ça se termine, notre curiosité nous pousse à savoir comment en arriver là. Comme le dit si bien Philippe Pollet-Villard : « Dans un voyage ce n’est pas la destination qui compte mais toujours le chemin parcouru, et les détours surtout. » Nous alternons entre trois périodes : avant l’amerrissage, pendant l’amerrissage et après. Il faut tout suivre pour en comprendre l’ordre et le mécanisme du jugement de Sully. Il n’y a pas eu de mort, mais un amerrissage avec un sauvetage et la récupération d’un avion coûtent très cher et le gouvernement aime bien savoir qui est responsable de cette dépense…
La leçon derrière ce film est d’autant plus intéressante qu’elle est d’actualité avec tous ces nouveaux robots… Il y a toujours un facteur X, le facteur humain, nécessaire à la réussite ! De plus, les scènes dans l’avion sont tellement réaliste, que du haut de nos sièges, divans et autres, on a l’impression d’être dans ce cockpit avec Sully !
J’ai vu ce film au cinéma il y a déjà quelques années, et donc, je n’ai retenu que le positif de ce film, mais je suis sûre qu’il existe des aspects négatifs, n’hésitez pas à en faire part !
Pendant ce confinement, si vous avez accès à cette plateforme très connue dans le monde, je vous invite à découvrir ce film !
Si Meryl Streep est dans un film, ce film m’intéresse, je veux le voir…
Si Emma Watson, héroïne de mon enfance, est dans un film, je n’ai qu’une idée en tête : voir ce film.
Un nouveau film réalisé par une femme est annoncé au cinéma, je suis intriguée… Il s’agit de la septième adaptation de Little Women (Les quatre filles du Dr March), histoire que j’aime beaucoup, on m’annonce Meryl Streep et Emma Watson à l’affiche, c’est une certitude, je vais voir ce film.
Malgré quelques petits défauts, ce film m’aura énormément plu, à l’arrivée.
Greta Gerwig – La réalisatrice
Entre une actrice principale qui porte le film sur ses épaules, un jeu sur la temporalité, une qualité d’image à l’âme nostalgique agréable et des costumes et musiques d’époque, le film de Greta Gerwig s’avère être une réussite.
Les têtes d’affiche du film, un melting pot de talent, consistent l’un de ses points forts indéniables. J’avoue cependant être déçue du manque de présence de Meryl Streep et Emma Watson à l’écran. Bien que l’on nous raconte l’histoire des quatre filles du docteur, seules deux sont vraiment au cœur de l’histoire : Josephine (Jo) et Amy.
Ronan et Pugh sont absolument formidables, sans aucun doute. Saoirse trouve sa place de rebelle à l’âme d’artiste et l’esprit libre. Florence, quant à elle, est mon coup de coeur dans Little Women ! Son personnage évolue sur les deux temporalités et campe le point le plus positif du film. Sa voix, sa gestuelle, sa personnalité donnent vie au personnage d’Amy et la performance de l’actrice est simplement géniale.
Je regrette que l’histoire ne pousse pas plus loin et ne creuse plus les rôles de Marmee (Laura Dern), Meg (Emma Watson), Beth (Eliza Scanlen) ou encore de la tante March (Meryl Streep). Ces actrices sont très talentueuses, Meryl est une étoile dont personne n’arrive à la cheville à l’heure actuelle, et aucune d’elles n’a l’opportunité de briller et montrer son talent. Malheureusement, nous aurions dû avoir un film de 4 à 5 heures si on devait découvrir l’histoire de chaque femme de la famille March.
Emma Watson n’a pas l’air entièrement à l’aise avec ce rôle, ou, nous n’avons pas eu l’opportunité de voir son rôle être développé à l’écran, ce qui cause une forme d’incompréhension pour certaines scènes. En tant que grande fan, je reste sur ma faim par rapport à sa place dans le film car nous ne la découvrons pas assez, que nous ne profitons pas de son talent et de ce qu’elle aurait pu apporter au film.
Je ne connais pas bien Eliza Scanlen, mais j’ai trouvé ses scènes très justes dans le film et aurais beaucoup aimé apprendre à la connaître un peu plus, et découvrir son talent un peu mieux…
Laura Dern est une actrice que j’apprécie et le rôle de Marmee, mère aimante, femme forte aux idées bien trempées et au désir d’élever des femmes fortes qui savent ce qu’elles veulent et travaillent pour l’obtenir, est un personnage très intéressant qui manque de développement également.
Les acteurs méritent aussi d’être salués. Timothée Chalamet (Laurie), James Norton (John), Chris Cooper (Mr. Lawrence) et Louis Garrel (Friedrich) interprètent leur rôle de manière assez juste. Garrel est un très bon acteur, sans doute, mais son personnage arrive un peu comme un cheveu dans la soupe, on ne sait pas qui il est vraiment, d’où il vient, etc. L’histoire de son personnage n’est pas assez développé, tout comme sa relation avec Jo qui n’est absolument pas construite à travers le film.
Chris Cooper n’a plus rien à prouver à personne ! Il est doué, calme, telle une force tranquille. Son rôle est très peu développé mais bien situé dans l’histoire, facilitant l’attachement du spectateur à son égard. J’aurais aimé que sa relation avec Beth soit un peu plus développée afin de montrer le talent des deux acteurs et de comprendre leur personnage encore mieux.
Timothée Chalamet est celui que l’on découvre le plus par sa présence centrale dans une des histoires du film. Quelle que soit la temporalité, Laurie est un personnage principal et l’acteur est attachant, émouvant et tellement doué que le spectateur ne peut que l’aimer.
James Norton est peu à l’écran, mais son personnage est charmant et tellement humble que j’aurais aimé en apprendre plus sur lui, qui il est, d’où il vient et comment il a atterri là…
L’histoire se passe en deux temps : durant la Guerre de Sécession et 7 ans plus tard. J’aime beaucoup ce genre d’histoire où, par des flashbacks, nous comprenons comment nous sommes arrivés dans la situation présente, et que l’on découvre, en même temps, comment l’histoire se déroule pour découvrir où nous allons arriver.
Ici, la qualité de l’image et les couleurs servent d’indicateurs temporels. La qualité pellicule aux couleurs sombres nous place à l’instant présent, les couleurs vives nous ramènent 7 ans plus tôt, lorsque la dure réalité de la vie adulte n’est pas encore concrète. Les deux temporalités racontent ce passage de l’enfance à l’âge adulte, qui, à l’époque, est marquée par le mariage, pour les femmes.
La question du mariage est également se trouve, également, au centre du film puisque les filles ont toutes une vision différente sur le sujet, de la vieille fille à la rêveuse d’une vie de famille, en passant par la pragmatique qui comprend les enjeux économiques d’un mariage. Ce questionnement, très moderne quand je pense à mes propres conversations entre filles, est au cœur de l’histoire.
Un autre point transversal de l’historie est la place de l’art dans la vie des sœurs March. Une sœur aime jouer la comédie, une autre qui rêve d’écrire, la troisième qui cherche la reconnaissance par la peinture et la dernière qui se complaît dans la musique. J’ai adoré que l’émancipation de ces femmes passent par l’art, les idées, mais que la réalité est toute autre. Bien qu’elles rêvent d’être artistes, elles ont un plafond de verre au-dessus de la tête, les hommes cadenassent toujours l’accès au succès !
Les dialogues autour de ces sujets et de la place de la femme dans ces milieux sont assez fascinants et certains me resteront en tête pour de nombreuses années !
Je fais également un aparté pour aborder un choix de réalisation que j’ai particulièrement apprécié : l’écriture de lettre. Gerwig décide de montrer l’acteur/trice commençant l’écriture à la main, puis on le/la voit en face-caméra dictant la lettre (le quatrième mur, rappelez Birds of prey). Je trouve que cette façon de faire implique encore plus le spectateur dans l’histoire. Il devient le personnage à qui s’adresse la lettre. J’adore ce mécanisme !
En bref, malgré des personnages trop en retrait, pas assez développés, un personnage sorti de nul part, Greta Gerwig arrive à rendre une histoire universelle, connue, reconnue, adaptée et réadaptée, intéressante et très agréable à (re)découvrir au cinéma. Well done !
Quand couleur, beauté, magie et enfance s’invitent dans l’Allemagne de 1944…
Quel rafraîchissement de rentrer dans la salle de cinéma et de ne pas voir le temps passer, trop absorbée par un récit aussi beau que drôle et dramatique.
Jojo Rabbit nous offre une histoire décalée et dramatique, à travers les yeux d’un enfant de 10 ans adulant nul autre qu’Adolf Hitler. Point de départ interpellant, le résultat final est percutant… émouvant !
Thomasin McKenzie (Elsa) & Roman Griffin Davis (Jojo)
A travers des plans semblables à des peintures, des images métaphoriques et des couleurs vives, le réalisateur, Taika Waititi, nous plonge dans une esthétique très poétique, en contradiction ou total adéquation avec ce qu’il se passe et les propos tenus à l’écran.
Je pense notamment à une scène où le spectateur est mis dans une position de voyeur et que plusieurs plans de maisons s’enchaînent. Rien de particulier, me direz-vous ! Si ce n’est pour la structure des maisons qui semblent avoir des yeux et observer la scène également. Cette manière de faire vient accentuer la sensation de voyeurisme du film, mais permet aussi de rappeler qu’il s’agit d’une époque d’insécurité et de manque de confiance envers nos voisins, de peur d’être espionné et dénoncé à la Gestapo.
Scène de Jojo Rabbit
Les couleurs vives donnent ce côté enfantin au film. Les plans de la nature rappellent des peintures, avec un ciel bleu éclatant, un champ vert éblouissant, presque irréel, ce qui donne ce côté nostalgique, magique, de l’enfance.
Ce film, par son esthétique visuelle et son histoire, m’a rappelé deux autres films incontournables : Toto Le Héros de Jaco Van Dormael (esthétique) et La Vita è Bella de Roberto Benigni (côté absurde de l’humour dans une situation dramatique).
Scarlett Johansson AKA Rosie Betzler
Je suis allée voir ce film sans avoir regardé de bande-annonce au préalable, sans vraiment connaître l’histoire, afin de le découvrir sans aucune idée préconçue. Je n’étais donc pas au courant de la présence de Scarlett Johansson dans le film. J’adore cette actrice et donc, bien que sa première apparition soit un peu floue, je l’ai reconnue tout de suite, pensant que j’avais fait le bon choix de film à voir.
Elle prouve, une fois de plus, sa qualité d’actrice dans ce rôle de mère seule (son mari étant au front) élevant un fils idéalisant la doctrine nazie, alors qu’elle pense l’opposé. Malgré ses propres convictions, son désir de venir en aide aux oppressés, elle laisse le temps à son fils de comprendre par lui-même la réalité de la guerre. Elle ne l’empêche pas de faire partie de la jeunesse hitlérienne, d’avoir un discours antisémite, mais par son comportement et ses propos, Rosie essaye de convaincre son fils de ne pas grandir trop vite. Ils débattent, se disputent et Johansson interprète ce rôle à merveille. Elle joue d’intonations et de ses expressions faciales, de ses mouvements, et le duo avec Roman Griffin Davis fonctionne parfaitement !
Roman Griffin Davis AKA Jojo Betzler
En parlant de Roman G. Davis, c’est une véritable découverte ! Il offre une sacrée performance dès les premières secondes du film. Si jeune, ce garçon fait preuve d’une maturité artistique incroyable et promet déjà un bon avenir dans l’industrie. Il met tout son cœur à la tâche, incarnant ce petit nazi avec une détermination inébranlable. Davis s’investit de tout son être ; sa gestuelle, ses expressions faciales suffisent à nous faire comprendre ses intentions et émotions. Nul besoin de paroles pour comprendre et faire preuve d’empathie envers ce personnage.
Taika Waititi AKA Adolf Hitler – Egalement réalisateur
Un autre acteur excellent réalise Jojo Rabbit : Taika Waititi. Précédemment, je n’avais vu qu’un seul de ses films : Thor Ragnarok, qui, au niveau de la réalisation, reste le meilleur des trois Thor, à mes yeux. Pour Jojo Rabbit, sa mise en scène est ingénieuse et très artistique, comme je l’ai dit ci-dessus. Je me réjouis de découvrir ses prochaines œuvres car son œil de réalisateur me plaît énormément.
Ici, je souhaite parler de son interprétation très juste et déjantée d’Hitler, ami imaginaire d’un garçon de 10 ans. Drôle, son comportement rappelle celui d’un enfant, ce qui est logique puisque, dans ce contexte, il sort de l’imagination d’un garçon. Ses émotions prennent le dessus, que ça soit dans la bonne humeur, dans les caprices ou encore les crises de colère. Waititi est hilarant dans ce rôle décalé de l’adulte au caractère d’enfant. Plusieurs scènes amènent de la légèreté naïve et enfantine, donc beaucoup contiennent le personnage d’Hitler. C’est assez paradoxal de se dire que les scènes avec Adolf Hitler amènent de l’humour et de la légèreté à un film, non ?
Taika Waititi (Hitler) & Roman Griffin Davis (Jojo)
Au final, ce film se montre éblouissant par le talent des acteurs, poétique par son esthétique artistique et touchant par son histoire. Un film à découvrir et redécouvrir pour le plaisir de tout un chacun !