Esprits Criminels

Une série incontournable !

Après l’annonce de la fin de la série incontournable qu’est Criminal Minds, je ne pouvais pas me retenir d’écrire quelques mots à son sujet ! J’ai publié cet article sur le site du Kinovore lorsque j’étais étudiante et rédactrice en chef de cette revue de l’Université Libre de Bruxelles l’an dernier. Cette année, j’ai commencé la dernière saison, mais je vous avoue avoir été un peu déçue des deux premiers épisodes et je n’arrive pas à me dire que la série est terminée et donc je fais durer le suspens pour regarder les derniers épisodes. Une fois la saison terminée, je publierai un article consacrer à la fin de cette série emblématique !

En attendant, je vous invite à découvrir mon avis sur les 14 premières saisons de cette série événement qui rend parano !

Depuis maintenant 14 ans, je suis une avide téléspectatrice de la série américaine Criminal Minds (oui, j’avais 10 ans, et ça peut expliquer beaucoup de choses à mon sujet), véritable succès de ces dernières années dans le milieu des séries télévisées.

Bon, en même temps, ils ont le Docteur Reid (Matthew Gray Gubbler), la personnalité atypique de Penelope Garcia (Kirsten Vangness), la badass Emily Prentiss (Paget Brewster) et la très talentueuse Jenifer Jarreau (Andrea Joy Cook), sans compter les membres de l’équipe qui nous ont quitté, le beau Derek Morgan (Shemar Moore), le ténébreux Aaron Hotchner (Thomas Gibson) et le torturé Jason Gideon (Mandy Patinkin), et les autres, ou encore ceux qui ont rejoint le casting dernièrement, je pense notamment au Dr Tara Lewis (Aisha Tyler). Tout ce joli petit monde de personnalités différentes et complémentaires promettait déjà un beau petit cocktail.

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Ajoutez à ça les intrigues criminelles qui escaladent en puissance au fil des saisons et les petits moments de vie privée des personnages, qui n’empiètent pas sur le temps des enquêtes : le cocktail est parfait. Bien sûr, qui dit enquêtes criminelles poussées, dit paranoïa pour les plus assidus. En effet, à travers les enquêtes, lorsqu’on peut voir la « normalité » des assassins et autres monstres auteurs des crimes à l’écran, on en vient à soupçonner nos voisins… C’est véridique ! Une connaissance a décidé de ne plus regarder la série car elle commençait à imaginer les gens de son entourage être de pareils criminels !

Moi-même, je réalise que mon comportement a changé depuis les années que je regarde cette série. Criminal Minds m’a rendue paranoïaque à un certain niveau. J’observe beaucoup les gens et m’inquiète face à des comportements que je trouve suspects… Je ne veux plus m’assoir en tournant le dos à la porte de la pièce (imaginez mon horreur lorsqu’il y a plus d’une porte d’entrée dans la pièce !), et tout un tas d’autres petites choses. Je n’en suis, heureusement, pas au point de soupçonner mon entourage ou de considérer les gens avec qui je suis en contact comme de potentiels criminels, mais cette série aura eu un certain effet sur moi.

Le plus gros reproche que nous pouvons faire à cette série est son patriotisme américain extrême. Aaron Hotchner a tout du parfait américain servant son pays, avec une moralité incorruptible et infaillible, ce qui est assez ironique lorsque l’on connait les raisons de départ de son interprète (licencié après avoir eu une altercation violente avec une personne sur le tournage). Les enquêtes ont parfois tendances à trop mettre en avant ce patriotisme américain, mais ça n’enlève rien à notre plaisir de regarder les enquêtes se succéder.

Heureusement, certains personnages amènent un côté plus nuancé à la série, notamment Emily Prentiss et plus tard, Spencer Reid (mon chouchou soit dit en passant, mais qui n’aimerait pas ce génie ?). Tous deux comprennent mieux les zones de gris de la vie…

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Le point le plus fort de cette série, à mes yeux, réside dans son genre : thriller dramatique ! Les enquêtes sont primordiales à la série. Bien que plusieurs épisodes concernent les personnages, la plupart mettent en avant l’enquête, le profilage des criminels et pas les relations interpersonnelles des personnages. Contrairement à d’autres séries où l’enquête est presque secondaire, ce n’est pas le cas ici. C’est un véritable atout selon moi de rester dans ce genre et d’éparpiller quelques épisodes où l’enquête passe plus au second plan par rapport à des évènements privés pour les personnages. Je pense particulièrement à l’épisode 2 de la saison 7, où l’enquête est en retrait et au service de l’intrigue entre JJ et Reid qui semble être très en colère contre celle-ci.

Un dernier point à aborder qui m’a vraiment plu dans cette série et m’a poussée à réfléchir plus loin que les faits, c’est l’empathie que l’on peut ressentir envers un criminel. Cette série ne portraitise pas simplement des criminels psychopathes ou sociopathes, déjantés, qui tuent pour le plaisir pur et que l’on ne peut que haïr. Tout le contraire en fait ! Plus souvent, nous sommes face à des criminels pour qui nous pouvons ressentir une forme d’empathie et de compréhension. Bien que les crimes soient affreux, on peut parfois penser que l’auteur des faits est aussi une victime. Cette empathie nous pousse à apercevoir que le monde n’est pas noir ou blanc mais très nuancé. Un des épisodes les plus marquants dans ce sens est le 12ème épisode de la saison 5. On y découvre qu’une jeune femme est responsable de meurtres, sans désir de tuer, suite aux abus sexuels perpétrés par son père, psychiatre, qui lui a ensuite fait subir des électrochocs pour la faire taire… Comment se situer dans ce cas-ci ? Comment punir ? Qui est le vrai responsable ? Cette tension, cette ambivalence est une des raisons pour laquelle je ne me fatigue jamais devant cette série.

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C’est pour cela que j’avoue être en « deuil » face à la fin imminente de la série. Savoir que je n’aurais plus ces enquêtes à découvrir, que je n’aurais plus l’incroyable Spence Reid (qui est l’un des meilleurs personnages de série à mes yeux et dont le talent d’acteur est indéniable) ou encore que je ne verrai plus JJ, Garcia et Emily interagir, c’est difficile ! A chaque fois qu’une série s’achève, il me faut un certain temps pour digérer l’information. Alors après 16 ans de fidélité (lorsque la série sera officiellement terminée), je ne peux imaginer le temps qu’il faudra pour m’en remettre (oui, je suis dingue, complètement accro, mais je l’assume alors voilà !). Dans ce cas-ci, le pire est que je n’ai pas vu venir la fin et que je n’ai aucune idée de ce qu’il nous attend dans les dix derniers épisodes à venir (surtout au vu de la fin de la saison 15 que vous allez découvrir actuellement à la télé), et que j’angoisse énormément à l’idée des drames qui nous attendent dans cette dernière ligne droite…

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Et vous, que pensez-vous de cette série ?

Harmonie 🖋️

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Scorpion

Un début prometteur pour un échec total…

Lorsque je me suis retrouvée devant ma télévision pour le « Pilot » de Scorpion, j’ai tout de suite accroché ! Quelle idée originale, quel début prometteur, des bons acteurs dans des rôles à la fois sympathiques, drôles et attachants, voilà tout ce qui me traverse l’esprit à ce moment-là.

Un autre point positif, à mes yeux, est que les enquêtes devaient passer au second plan pour mettre en avant le fonctionnement relationnel de personnes aux QI élevés entre eux, mais aussi avec le reste de la société.

Devant la saison, j’ai de suite aimer le personnage de Walter qui était tellement attachant, tout en étant agaçant par son arrogance. Walter, dans la saison 1, était représenté comme un être imparfait malgré son QI presque parfait, attachant dans son ignorance de ses sentiments et son désir de ne pas souffrir, agaçant dans ses rapports aux autres avec son air de supériorité, et tellement touchant dans sa relation particulière avec Ralph…

Paige et Ralph amenaient un côté très humain et le quotient émotionnel de Paige contrebalançait parfaitement avec les génies du garage…

Qui n’aime pas Sylvester ? Ce personnage est tellement attachant et ne m’a jamais déçu durant les quatre saisons de la série. Drôle à sa façon, trop émotif pour son bien et pro des maths et des stats comme personne, Sylvester semblait être le plus « normal » de l’équipe. Pour ce qui est de Toby et Happy, ces deux personnages tellement différents se complémentaient d’une manière tellement originale que leurs joutes verbales ne pouvaient que faire (sou)rire les spectateurs.

Arrivée à la fin de la saison, devant l’épisode à haute tension où la vie de Walter tient à un fil dans sa voiture accidentée, j’étais sous le charme. 

Et le début de la saison 2 était vraiment très prometteur aussi… Jusqu’à ce que ça ne le soit plus ! A partir de la mi-saison 2, la série a commencé à dégringoler jusqu’à la dernière saison !

Comme je l’ai dit plus haut, j’aimais que les relations soient mises en avant par rapport aux enquêtes, mais c’est allé trop loin. Les enquêtes sont devenues de plus en plus farfelues, n’étaient plus crédible pour plusieurs éléments et ça m’a complètement sortie de la série. Pendant la saison 2, je me suis accrochée, malgré les changements de personnalités des personnages qui me paraissaient sortis de nulle part. 

Le dernier épisode de la saison 2 était assez intéressant et la fin m’a vraiment donné envie de voir la saison 3 et de voir comment la relation entre Walter et Paige allait évoluer maintenant que Walter avait réalisé ses sentiments pour Paige.

C’est là que tout commence à vraiment s’écrouler… La saison 3 est une véritable déception ! J’ai eu l’impression qu’on en était uniquement à réduire les sentiments de Walter à rien, le ridiculiser dans tous les épisodes. Le pire, c’est le personnage de Paige! Sa façon de traiter Walter m’a profondément dérangée. Au final, je trouve que dans cette première partie de saison, Tim est celui qui a le mieux considéré Walter par rapport à leur précédent sur Paige. Paige et Toby m’ont complètement déplu dans leur manière d’agir envers Walter, comme s’il avait régressé.

On arrive à la fin de la saison 3 sur une très bonne note : Walter a appris la vérité et agit de manière blessée et très crédible à mes yeux, lorsqu’il se sent trahi par tout le monde et Paige en particulier, mais tout le monde agit comme s’il n’avait pas le droit de se sentir blessé et de réagir sous l’émotion en virant Paige. Mettez-vous dans sa position deux minutes, il s’est senti humilié et trahi, il repense à la manière de Paige d’agir le reste de l’année, et tout le monde lui dit qu’il ne devrait pas se sentir mal … Qui aime qu’on lui dise quoi ressentir ?

Enfin, le final arrive et me redonne espoir, je me réjouis de voir la saison 4 et l’évolution de la relation amoureuse de Paige et Walter.

Et là, catastrophe ! Les premiers épisodes passent encore au niveau relationnel, mais les enquêtes et aventures sont encore plus farfelues, Scorpion semble causer plus de problèmes que de solutions. Puis, il a fallut que les scénaristes décident de créer des problèmes entre Walter et Paige et de donner l’impression qu’on va se retrouver devant un jeu de chat et de la souris face à leur relation. J’ai vraiment eu l’impression qu’ils allaient jouer à les faire rompre, se remettre ensemble, les faire rompre, quelle déception ! Walter semble régresser de plus en plus et Paige ne semble plus avoir de patience. La relation entre Walter et Ralph (base de l’histoire malgré tout) semble inexistante alors que c’est à ce moment qu’elle devrait être renforcée. Le mariage entre Toby et Happy prend le dessus sur tout le reste dans la série… Mon seul espoir : l’arrivée de Tina Majorino, une actrice exceptionnelle que je suis depuis mon plus jeune âge. J’aime ses interactions avec Sylvester, mais très vite, le spectateur réalise que le personnage est là pour causer des problèmes à Walter et Paige, et c’est beaucoup trop tôt dans la relation !

Après les premiers épisodes, je me rends compte que je me force à regarder toutes les semaines les épisodes…

L’annulation de la série n’était pas du tout une surprise… Au final, j’aurais été choquée qu’on nous annonce une saison 5.

Donc, malgré un début prometteur, des personnages attachants, des intrigues attrayantes, des relations intéressantes et un mélange d’humour et de drame, la série s’est cassé la figure dès la deuxième partie de la seconde saison, avec quelques très bons épisodes, qui n’ont, malheureusement, pas su rattraper les erreurs de la série…

Harmonie 🖋️